La coriandre (Coriandrum sativum) antioxydant, vitamine k et plus

La coriandre (Coriandrum sativum)

antioxydant, vitamine k et plus

 

 

 coriandre

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La coriandre (Coriandrum sativum) est une plante herbacée annuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Ses feuilles, ses fruits et ses racines sont utilisés en cuisine, surtout en Asie, en Amérique latine et dans la cuisine méditerranéenne.

Du grec koris, « punaise » et andros, « homme », la plante fraîche dégage la même odeur que la punaise mâle, ce que ne semble étonnamment pas approuver le Dictionnaire historique de la langue française, qui indique que le mot « est probablement d’origine méditerranéenne ».

Son nom arabe est « kuzbūr » كزبور.

De forme dentelée, elles rappellent celles du cerfeuil. Leur goût est frais et très particulier, mais ne plaît pas à tous. Elles entrent en grande partie dans la composition des currys verts. Tout comme pour le persil, on peut récolter les brins au fur et à mesure de leur maturation sur le plant, et ce jusqu’à l’apparition de fleurs blanches; à ce moment la coriandre acquiert une mauvaise odeur.

 

Principes actifs et propriétés

Antioxydants

Les antioxydants sont des composés qui réduisent les dommages causés par les radicaux libres dans le corps. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. La coriandre renferme plusieurs composés antioxydants, principalement sous forme d’acides phénoliques, mais aussi de coumarins, de terpénoïdes et de flavonoïdes. Les feuilles de coriandre contiendraient davantage d’acides phénoliques que ses graines. En contrepartie, les graines renferment une petite quantité de flavonoïdes, des composés absents des feuilles.

Une étude in vitro rapporte par ailleurs une activité antioxydante supérieure dans des extraits de feuilles de coriandre comparativement aux graines.

Les feuilles de coriandre fraîches contiennent des caroténoïdes, dont le bêta-carotène. À titre de comparaison, 125 ml de coriandre fraîche contiendrait presque autant de bêta-carotène que 250 ml de brocoli. Par contre, la même quantité de coriandre fraîche en contiendrait dix fois moins qu’une carotte, un légume reconnu pour son contenu exceptionnel en bêta-carotène. Rappelons que le bêta-carotène est mieux absorbé dans l’organisme avec des lipides au même repas et qu’il a la capacité de se transformer en vitamine A dans l’organisme.

Les graines de coriandre, quant à elles, ne contiendraient pas ce précieux composé antioxydant.

Vitamine K

Tant ses feuilles que ses graines renferment des antioxydants. Les feuilles de coriandre sont une excellente source de vitamine K, nécessaire à la coagulation sanguine. Vitamine K. Les feuilles de coriandre crues sont une excellente sourcede vitamine K pour la femme et une bonne source pour l’homme, les besoins en vitamine K de l’homme étant supérieurs à ceux de la femme.

Quant aux feuilles de coriandre déshydratées, elles sont une source de vitamine K. La vitamine K est nécessaire pour la synthèse (fabrication) de protéines qui collaborent à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine).

Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

 

 Valeurs nutritives

 Feuilles de coriandre crues, 8 g (125 ml)

Calories  2  – Protéines  0,2 g  –  Glucides  0,3 g  – Lipides  0,0 g   

Fibres alimentaires  0,2 g

Feuilles de coriandre déshydratées, 1 g (5 ml)

Calories  2    Protéines   0,1 g    Glucides  0,3 g    Lipides  0,0 g
 
Fibres alimentaires
 0,1 g

Graines de coriandre, 2 g (5 ml)

Calories  5    Protéines  0,2 g     Glucides  1,0 g    Lipides  0,3 g
 
Fibres alimentaires
 0,8 g

 
Propriétés traditionnelles 

Anticéphalique (maux de tête) : appliquer le jus de feuilles fraîches sur le front.

Elle est utilisée traditionnellement comme anxiolytique dans les insomnies en Iran. On prête à la coriandre des vertus carminatives.

Fraîche, elle est réputée diurétique.

Recette traditionnelle indienne : faire bouillir une quantité égale de graines de coriandre et de cumin et laisser refroidir avant de consommer.

 

Recherche

Anxiolytique : des expériences sur des souris ont confirmé l’emploi traditionnel.

Chélateur (plomb) : une étude sur des souris a démontré son efficacité dans une intoxication rénale par le plomb.

La coriandre est aussi utilisé en synergie avec l’aïl des Ours et la Chlorella dans la détoxification des  métaux lourds.

En plus de contribuer à l’activité antioxydante de la coriandre, la présence de ces substances expliquerait en partie son activité antibactérienne observée in vitro. Toujours dans des conditions expérimentales, il a été démontré que certains composés antioxydants des graines de coriandre présentaient aussi un effet antioxydant sur des cellules humaines. Même si cette étude n’évalue pas la consommation spécifique de graines de coriandre, les résultats révèlent un certain effet protecteur contre le stress oxydatif dans l’organisme.

Des recherches réalisées chez les rats ont révélé que l’ajout de graines de coriandre à leur diète pouvait diminuer les taux de cholestérol total, de cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol) et de triglycérides, en plus d’augmenter les taux de cholestérol-HDL (« bon » cholestérol). Il est à noter que ces propriétés ont été observées chez des animaux ayant un profil lipidique déjà détérioré et que la quantité de graines de coriandre utilisée représentait 10 % de leur alimentation quotidienne.

Un des mécanismes d’action serait la diminution de l’absorption des acides biliaires dans l’intestin par l’effet de la coriandre, résultant ainsi en une diminution du cholestérol dans l’organisme.

Précautions

Syndrome d’allergie orale

La coriandre est incriminée dans le syndrome d’allergie orale. Ce syndrome est une réaction allergique à certaines protéines d’une gamme de fruits, de légumes et de noix. Il touche des individus ayant des allergies aux pollens de l’environnement. Le syndrome d’allergie orale est presque toujours précédé par la fièvre des foins. Lorsque certaines personnes allergiques au pollen de bouleau consomment la coriandre crue (la cuisson dégrade habituellement les protéines allergènes), une réaction immunologique peut survenir. Des symptômes locaux se limitant à la bouche, aux lèvres et à la gorge tels que des démangeaisons et des sensations de brûlures peuvent alors apparaître, puis disparaître habituellement quelques minutes après avoir consommé ou touché l’aliment incriminé.

En l’absence d’autres symptômes, cette réaction n’est pas grave et la consommation de coriandre n’a pas à être évitée de façon systématique. Toutefois, il est recommandé de consulter un allergologue afin de déterminer la cause des réactions aux aliments végétaux. Ce dernier sera en mesure d’évaluer si des précautions spéciales doivent être prises.

Vitamine K et anticoagulothérapie

Les feuilles de coriandre (fraîches ou séchées) contiennent des quantités non négligeables de vitamine K. Cette vitamine, nécessaire entre autres à la coagulation du sang, peut être fabriquée par l’organisme en plus de se trouver dans certains aliments. Les gens prenant des médicaments anticoagulants, par exemple ceux mis en marché sous les appellations Coumadin®, Warfilone® et Sintrom®, doivent adopter une alimentation dans laquelle le contenu en vitamine K est relativement stable d’un jour à l’autre. Les fines herbes, telles que la coriandre, contiennent de la vitamine K et doivent donc être utilisées comme assaisonnement seulement, et non pas en tant qu’accompagnement ou repas (tel une salade à base de feuilles de coriandre). Il est conseillé aux personnes sous anticoagulothérapie de consulter une diététiste-nutritionniste ou un médecin, afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K et de s’assurer d’un apport quotidien le plus stable possible.

 

A savoir

Lorsqu’on parle de coriandre, on fait référence à une seule plante, mais à deux emplois :

– ses graines fournissent une épice

– ses feuilles, une herbe aromatique

Si les premières portent toujours le nom de « coriandre »,

les secondes sont parfois appelées autrement – cilantro, persil arabe, persil mexicain ou persil chinois – ce qui peut donner à penser qu’il s’agit de deux plantes différentes.

Soulignons en outre que la plante appelée « coriandre vietnamienne » dans le commerce n’a rien à voir avec la véritable coriandre, pas plus que celle que l’on désigne sous le nom de « coriandre mexicaine ».

La coriandre peut être consommée pour ses feuilles (fraîches ou séchées) ainsi que pour ses graines, deux parties qui sont assez distinctes quant à leurs teneurs en différents composés actifs.

Pour mieux digérer les légumineuses, on suggère d’ajouter des graines de coriandre moulues dans les lentilles ou les autres légumineuses au moment de les faire cuire, car elles ont la réputation d’en faciliter la digestion.

En Amérique du Nord, la feuille est souvent appelée par son nom en espagnol, cilantro. C’est un condiment essentiel dans la Chorba (soupe algérienne)

Souvent confondus avec des graines, les fruits de coriandre ont un diamètre de quelques millimètres et sont creux et de couleur brun clair à beige. Leur goût est différent de celui des feuilles. Ils sont usuellement utilisés séchés. Entiers, ils parfument les bocaux de cornichons (Pickles). Moulus, généralement après torréfaction, et associés à des baies de poivre.  Leur parfum est subtilement citronné.
En Algérie, dans les Hauts-Plateaux, les graines de coriandre sont moulues et mélangés à une préparation d’ail ce qui donne une poudre ayant une très forte odeur (Koussbor ou thoum « Coriandre et aïl »). Cette poudre est utilisée dans la préparation de nombreux plats comme le couscous.

Les racines sont surtout utilisées dans la cuisine asiatique, en particulier en Thaïlande. Pilées avec de l’ail et du poivre, elles constituent un condiment de base.

 

Recettes

Açorda alentejana :

Cette soupe du Portugal, qui constitue parfois un repas complet, est d’une simplicité redoutable. Il s’agit de faire cuire de la coriandre fraîche dans de l’eau salée avec de l’ail et un peu d’huile d’olive. On y fait ensuite pocher un oeuf et on y met à tremper un morceau de pain de maïs. Et voilà!

Soupe chinoise aux concombres :

Ajouter dans du bouillon chaud du gingembre haché, des concombres coupés en bâtonnets, des champignons shiitakes tranchés, de la sauce soya et, si désiré, du poulet, de la chair de crabe ou des crevettes. Amener à ébullition, baisser le feu et cuire quelques minutes, le temps que la viande ou les fruits de mer soient à point. Garnir d’une bonne poignée de feuilles de coriandre.

Entrée d’oeufs durs :

Couper des oeufs durs dans le sens de la longueur, enlever délicatement le jaune et le mélanger avec un peu d’huile de sésame et des feuilles de coriandre hachées. Farcir les blancs de cette préparation et servir.

Entrée d’aubergines à l’indienne :

Cuire des aubergines dans l’eau ou au four jusqu’à ce qu’elles soient à point (selon la grosseur, cela peut prendre de 30 à 60 minutes). Les peler et écraser la chair dans un bol avec une fourchette. Ajouter du yogourt, des piments forts, du cumin, du garam malasa, des oignons rouges finement émincés et une bonne quantité de feuilles de coriandre hachées. Ajouter de la coriandre fraîche aux moules ou coques avant de les servir. Vingt minutes avant la fin de la cuisson, en ajouter 250 ml à la préparation de viande et légumes pour couscous.

Ceviche :

Pour préparer ce plat populaire en Amérique du Sud, on met à mariner du poisson cru dans du jus de citron avec des oignons et des feuilles de coriandre, jusqu’à ce que la chair du poisson s’opacifie.

Pad thaï :

Ce classique de la cuisine thaïlandaise est composé de vermicelles de riz, tofu, crevettes ou poulet, et oeufs brouillés; il est assaisonné d’ail, échalotes, sauce de poisson, piments et gingembre. On garnit d’arachides rôties, hachées avec des feuilles de coriandre, et l’on sert avec des pousses de fèves mung.

Beurre aux herbes :

Malaxer du beurre et du fromage de chèvre mou avec des feuilles de coriandre hachées. Napper de cette préparation des pommes de terre cuites au four ou des légumes sautés, ou en tartiner une tranche de pain. Parsemer de feuilles de coriandre hachées un plat de haricots verts ou jaunes cuits dans l’eau.

 

Falafels :

La version égyptienne de cette recette se prépare avec des gourganes (ou, à défaut, des haricots blancs) trempées toute la nuit dans l’eau. Les émincer avec des feuilles d’aneth, de persil et de coriandre (125 ml de chacune des herbes pour 500 ml de gourganes), deux oignons, le blanc d’un poireau et dix gousses d’ail. Ajouter du cumin, du piment de Cayenne (facultatif) et du sel. Si désiré, ajouter un peu de bicarbonate de soude pour faire lever (mais ce n’est pas essentiel), pétrir quelques minutes, puis laisser reposer une heure à la température de la pièce. Former des galettes d’environ 2 cm d’épaisseur et 5 cm de diamètre, parsemer une des faces de graines de sésame et frire dans l’huile jusqu’à ce que les galettes soient bien dorées. Servir dans du pain pita avec des tomates et des oignons frais, et du yogourt égoutté.

Riz au vert :

Passer au mélangeur 250 ml de feuilles de coriandre avec un petit oignon, de l’ail en quantité voulue, deux petits piments verts et environ 250 ml de bouillon de légumes ou de poulet. Faire revenir quelques minutes du riz dans de l’huile, ajouter la sauce à la coriandre et de nouveau 250 ml de bouillon, amener à ébullition, couvrir et laisser cuire une vingtaine de minutes.

 

Jardinage biologique

haut La coriandre est très facile à cultiver, que ce soit pour ses feuilles ou ses graines. Pour la production de feuilles, les températures fraîches sont préférables, car la plante monte facilement en graines quand il fait chaud (ce qui, bien sûr, est un avantage quand on veut récolter les graines). En fait, on a intérêt à en semer tout au long de la saison, depuis le printemps jusqu’à l’automne, ce qui permettra d’avoir toujours à sa disposition des feuilles fraîches et de récolter des graines plus tard à l’automne.

Pour accélérer la germination, qui est plutôt lente, tremper les graines toute une nuit avant de les semer à environ 2,5 cm de profondeur. Éclaircir les plants à 12 cm. Éviter les fumures trop riches, qui auraient pour effet d’amoindrir la saveur de la plante.

On peut commencer à récolter les feuilles environ six semaines après le semis. On en aura jusqu’au début de l’hiver si l’on prend la peine de protéger les plants avec un agrotextile lorsque le gel menace. Pour la production de graines, récolter toute la plante lorsque la couleur des graines passe du vert au beige. Glisser la tête dans un sac de papier et suspendre à l’envers dans un endroit sec.

Conserver une partie de la récolte pour les semis de l’année suivante.

 

 

Bibliographie

Agence canadienne d’inspection des aliments. Syndrome d’allergie orale.[Consulté le 10 juillet 2006].
Dauzat Albert, Dubois Jean, Mitterand, Henri. Nouveau dictionnaire étymologique et historique, Librairie Larousse, France, 1971.
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Encyclopedia Britannica. Curry. Britannica.com [Consulté le 22 septembre 2005]. http://www.britannica.com
Ferland G., Bertrand B., Potvin S. Régime contrôlé en vitamine K. Dans : Chagnon Decelles D., Daignault Gélinas M., Lavallée Côté L. et coll. Manuel de Nutrition Clinique, 3e éd. Montréal, Ordre professionnel des diététistes du Québec, 2000.
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Katzer Gernot. Coriander. Gernot Katzer’s Spice Pages. Uni-graz.at [Consulté le 22 septembre 2005]. http://www.uni-graz.at
Kiple Denneth F, Ornelas Kriemhild Coneè (Dir.) The Cambridge World History of Food, Cambridge University Press, 2000.

 

 

Le Brocoli riche en vitamines, minéraux et action préventive du cancer

Le Brocoli

riche en vitamines, minéraux

et action  préventive du cancer

 

 

 

broccoli

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Le brocoli, Brassica oleracea var. italica, famille des Brassicacées, est une plante potagère originaire du sud de l’Italie. Il fut sélectionné par les Romains à partir du chou sauvage. Ceux-ci l’appréciaient beaucoup, et la cuisine italienne l’utilise beaucoup. Il fut introduit en France par Catherine de Médicis.

Le brocoli présente une tige centrale ferme ramifiée en petits bouquets qui, à la floraison, sont parsemés de minuscules fleurs jaunes On le cueille avant l’éclosion de ses fleurs jaunes.

Le mot « brocoli » est dérivé du latin bracchium signifiant « branche », en référence à la forme du légume qui fait penser à des arbres miniatures. Habituellement de couleur vert foncé à vert sauge, le brocoli peut aussi être blanc ou pourpre (violacé).

 

Vitamines

Source exceptionnelle de vitamine C, 110 mg pour 100g cru et environ 60mg après la cuisson. Teneur en vitamine B9 (acide folique) 0,07 mg et 0,13 mg pour 100g cru. Les autres vitamines du groupe B sont toutes présentes.

Selon les conditions de la culture, la provitamine A (bêta carotène)  peut passer de 0,5mg à 2,3mg par 100g et la vitamine E de 0,47mg à 1,3mg  par 100g.

De plus, le brocoli fait partie des rares végétaux qui fournissent des apports élevés en vitamine K, avec un taux de 0,17mg pour 100g.

 

Minéraux

Les minéraux y sont aussi présents en quantité intéressante; le potassium à 370mg, le calcium à environ 93mg, le phosphore à environ 67mg, le magnésium varie entre 16mg et 42mg par 100g cru.

 

Oligoéléments

Les oligoéléments sont nombreux, on y retrouve du fer à 1,4mg par 100g cru, du zinc, du manganèse, du cuivre, du nickel, du cobalt et des traces d’iode et de sélénium.

Les fibres sont abondantes dans le brocoli, environ 3g par 100g.

Le brocoli,  par sa variété et quantité vitaminique, a une grande importance d’un point de vue nutritionnel.

 

Antioxydant

Le brocoli est riche en folates, antioxydant qui interviennent dans la production des globules rouges et blancs dans la synthèse du matériel génétique, ainsi que dans la formation d’anticorps du système immunitaire.

Il a été identifié dans le brocoli une série d’éléments photochimiques dont les effets potentiels dans la prévention de divers types de cancer et autres maladies d’ou un intérêt croissant pour sa consommation.

Beaucoup de ses vertus sont dues à divers composés parmi lesquels; les glucosinolates, isothiocyanates (inducteurs d’enzymes capables de neutraliser les radicaux libres) aussi les indoles ou fibre. Tous ces composés sont soufrés et sont responsables de la forte odeur que dégage ce légume pendant la cuisson.

On attribue au brocoli un effet protecteur au niveau de plusieurs types de cancer, des poumons, de la prostate, du sein, de l’utérus, ainsi que des tumeurs du tube gastro-intestinal, de l’estomac, foie et côlon.

Il semblerait que ce soit dû à sa grande contenance en nutriments antioxydants, comme les vitamines C et E, les beta-carotènes, les photochimiques glucosinolates, isothiocyanates et indoles, parmi lesquelles on retrouve le sulphoraphane (isothiocyanate) et l’indol-3-carbinol (indole). L’indol-3-carbinol intervient dans le métabolisme des œstrogènes, c’est pour cette  raison que ce composé peut avoir un rôle dans la prévention du cancer du sein.

Le brocoli contient aussi de la quercétine, un flavonoïde anti-inflammatoire qui d’après plusieurs études diminue la croissance de certains types de cancer.

La consommation de brocoli favorise l’élimination de l’excès de liquides de l’organisme encourageant ainsi l’équilibre en cas d’hypertension et de rétention de liquides dans le corps. il convient de consommer du brocoli pour ceux qui souffrent d’hyperuricémie, de la goutte ainsi que pour prévenir les calculs rénaux.

Les propriétés du brocoli constituent une source certaine pour la santé. L’introduire dans son alimentation est d’un grand bénéfice, pour ses qualités nutritionnelles et pour ses propriétés préventives contre beaucoup de maladies.

 

Recherche

Des chercheurs ont recruté des cobayes qui ont reçu du brocoli cru  la même quantité de ce légume cuit. Les chercheurs ont ensuite mesuré la quantité de sulforaphane contenu dans le sang et les urines .
 
Résultat : le taux de sulforaphane était plus élevé chez les volontaires qui avaient consommé le légume cru. « La consommation de brocoli cru résulte en une absorption plus rapide, une meilleure biodisponibilité et des plus hauts niveaux de sulforaphane dans le plasma par rapport au brocoli cuit », précisent les auteurs.

Selon une étude japonaise, la consommation régulière de brocolis réduirait la fréquence des infections à l’Helicobacter pylori.

l’Helicobacter pylori est la bactérie supposée responsable de l’ulcère gastrique.

 

GreenSeeker

 

Curcumine – pigment du curcuma est Antiviral-Antitumoral…

Curcumine – pigment du curcuma

est Antiviral-Antitumoral…

La curcumine ou diféruloylméthane est le pigment principal du curcuma (Curcuma longa)

 

curcumine

Le Curcuma présent dans toutes les bonnes cuisines !

 

 
La Curcumine est un puissant antioxydant plus actif que la vitamine E, un puissant antiseptique et antibactérien, ainsi qu’un puissant anti-inflammatoire car elle inhibe la Cyclooxygénase 2 ainsi que le facteur de transcription NF Kappa B impliqués dans les processus inflammatoires.

Tous les essais qui ont pu être réalisés sur l’homme avec de la curcumine, ont montré que lorsqu’elle est utilisée seule, la curcumine est très rapidement éliminée par l’oganisme.

La pipérine (présente dans le poivre noir) est capable d’inhiber les voies d’élimination de la curcumine, et ainsi de multiplier sa biodisponibilité par un facteur 20 .

Des extraits de curcuma hautement concentrés en curcumine sont parfois associés également à de la pipérine de poivre pour améliorer la biodisponibilité de la curcumine et sont proposés comme complément alimentaire pour contribuer à la protection cellulaire générale ou dans les situations physiologiques de gênes articulaires.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Curcumine

Des travaux de laboratoire avaient déjà montré que la curcumine pourrait stimuler la capacité de l’organisme à détruire la construction de plaques dans le cerveau liées à la maladie d’Alzheimer.

Des chercheurs de l’université de Singapour ont recruté 1 010 sujets âgés asiatiques, puis ont comparé leurs scores d’évaluation de leur état mental et les ont mis en rapport avec leur fréquence de consommation de curry.

Ils ont constaté que les sujets consommant du curry souvent ou très souvent avaient 49 % moins de risques de troubles cognitifs que ceux qui en prenaient rarement ou jamais.

À cela s’ajoute le fait que la prévalence de la maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées de 70 à 79 ans est quatre fois moins importante en Inde qu’aux États-Unis.

 

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Department of Pharmacology, St. John’s Medical College, Bangalore, India.

  

The medicinal properties of curcumin obtained from Curcuma longa L. cannot be utilised because of poor bioavailability due to its rapid etabolism in the liver and intestinal wall.

In this study, the effect of combining iperine, a known inhibitor of hepatic and intestinal glucuronidation, was evaluated on the bioavailability of curcumin in rats and healthy human volunteers.

When curcumin was given alone, in the dose 2 g/kg to rats, moderate serum concentrations were achieved over a period of 4 h. Concomitant administration of piperine 20 mg/kg increased the serum concentration of curcumin for a short period of 1-2 h post drug.

Time to maximum was significantly increased (P < 0.02) while elimination half life and clearance significantly decreased (P < 0.02), and the bioavailability was increased by 154%.

On the other hand in humans after a dose of 2 g curcumin alone, serum levels were either undetectable or very low.

Concomitant administration of piperine 20 mg produced much higher concentrations from 0.25 to 1 h post drug (P < 0.01 at 0.25 and 0.5 h; P < 0.001 at 1 h), the increase in bioavailability was 2000%.

The study shows that in the dosages used, piperine enhances the serum concentration, extent of absorption and bioavailability of curcumin in both rats and humans with no adverse effects.

PMID: 9619120 [PubMed – indexed for MEDLINE]

 

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9619120

 

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La curcumine stimule

les capacités de détoxification hépatiques

 

La curcumine, extraite du curcuma, est un puissant antioxydant qui apporte une protection efficace contre les lésions occasionnées par les radicaux libres.

En 1995, des travaux scientifiques ont montré qu’une alimentation contenant de la curcumine diminuait le stress oxydatif. Au cours d’une investigation, les chercheurs ont découvert que la curcumine diminuait le stress oxydatif induit par du trichloréthylène dans le foie de souris.

Ils en ont conclu que les effets bénéfiques de la curcumine semblaient dériver de sa capacité à freiner l’augmentation des niveaux cellulaires de peroxysome, un composant associé à l’utilisation de l’oxygène par les cellules.

En plus de cette action antioxydante directe, la curcumine stimule la synthèse du glutathion. Elle semble exercer cette action en renforçant la transcription des gènes pour la glutamate cystéine ligase, l’enzyme limitant le taux de synthèse du glutathion.

Augmenter l’activité enzymatique de biotransformation de la phase II stimule l’élimination de carcinogènes potentiels. Plusieurs études animales ont montré que la curcumine augmente l’activité d’enzymes de phase II, telles la glutathion-S-transférase ou l’UDP glucuronyl transférase.

La curcumine apporte une protection contre les effets néfastes de nombreux produits chimiques.

Elle inverse les dommages induits sur le foie par l’aflatoxine et bloque les modifications biochimiques et pathologiques induites dans le foie par l’alcool.

Ainsi, lorsque l’on traite des souris avec du diéthylnitrosamine, elles développent habituellement un cancer du foie.

Lorsqu’on traite les animaux avec de la curcumine, le pourcentage d’entre eux développant un cancer passe de 100 % à 38 % et le nombre de tumeurs chute de 81 %.

 

 NutraNews.org

 

 

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Curcuma
 

Curcuma longa, Linné ; Curcuma domestica, Val. ; Zingibéracées

On utilise le rhizome de cette plante médicinale comme antioxydant et anti-inflammatoire très puissant. Il diminue le taux de cholestérol et bien plus encore !

Partie utilisée:

Rhizome
 

Systèmes de prédilection

  

SYSTÈME LOCOMOTEUR : antioxydant, anti-inflammatoire, analgésique externe ;
SYSTÈME DIGESTIF : antioxydant, anti-inflammatoire, hépatoprotecteur, bactéricide, fongicide, parasiticide, antitumoral, cholagogue, cholérétique, antispasmodique, carminatif, antiviral ;
SYSTÈME IMMUNITAIRE : antioxydant, bactéricide, fongicide, parasiticide, antitumoral, antiviral ;
SYSTÈME CARDIO-VASCULAIRE : antioxydant, anti-inflammatoire, hypocholestérolémiant, fluidifiant sanguin ;
SYSTÈME TÉGUMENTAIRE : antitumoral, bactéricide, fongicide, vulnéraire.

  

Indications

 

SYSTÈME LOCOMOTEUR

 

COMME ANTI-INFLAMMATOIRE

En médecine Ayurvédique, le curcuma est utilisé depuis des millénaires pour traiter les affections à caractère inflammatoire.

L’action anti-inflammatoire du curcuma est comparable à celle de la cortisone, de la phénylbutazone (utilisée dans le traitement de l’arthrite rhumatoïde) et des anti-inflammatoires non-stéroïdiens.

Il semble que le curcuma agisse en inhibant des enzymes qui participent à la synthèse des substances inflammatoires – elles-mêmes dérivées de l’acide arachidonique – comme les prostaglandines E2 et les leucotriènes.

On pense qu’il diminue le relâchement des médiateurs chimiques des cellules et des neutrophiles.

Il semble également augmenter l’effet du cortisol sur les cellules ou peut être même prolonger la demie-vie de ce dernier et/ou en diminuer sa dégradation hépatique.

Lorsque le curcuma est associé à des acides gras essentiels, ils se potentialisent mutuellement dans leurs actions anti-inflammatoires. Contrairement à certains anti-inflammatoires de synthèse, le curcuma n’inhibe pas la prostacycline, qui est un important facteur de prévention des thromboses vasculaires.

Aussi, sa grande action antioxydante joue un rôle important dans son effet anti-inflammatoire.

Arthrite
Rhumatisme
Arthrite rhumatoïde
Douleur musculaire
Bursite, tendinite

 

 

SYSTÈME DIGESTIF

Le curcuma améliore la digestion en stimulant le foie et la vésicule biliaire – l’excrétion de la bile en est augmentée de 100 %. Il semble augmenter la production d’enzymes pancréatiques.

Il est aussi hépatoprotecteur (surtout grâce à ses effets antioxydants causés par l’augmentation hépatique de glutathion et d’enzymes hépatiques – particulièrement le SGOT et SGPT – noms anglais – qu’il provoque), bactéricide et parasiticide.

 INFLAMMATION du foie ou de la vésicule biliaire ;
 HÉPATITE, JAUNISSE ;

Augmente la solubilité de la bile, donc le curcuma peut prévenir la formation de CALCULS ;
ULCÈRE GASTRIQUE : le curcuma protège la muqueuse de l’estomac en augmentant le taux de mucine qu’elle produit ;
 DIARRHÉE, DYSENTERIE AMIBIQUE ;
 FLATULENCES, BALLONNEMENTS ;
 DYSPEPSIE ;
 ATONIE DIGESTIVE.
 

SYSTÈME CARDIO-VASCULAIRE

ATHÉROSCLÉROSE

Tel que mentionné précédemment, le curcuma est antioxydant. Il prévient la peroxydation des lipides, dont le cholestérol. Et c’est justement ce cholestérol « peroxydé » qui se dépose dans la membrane des artères. De plus, le curcuma réduit de façon significative le taux de cholestérol dans le sang en diminuant sa réabsorption intestinale, en augmentant la transformation du cholestérol en acides biliaires et en augmentant l’excrétion de la bile.

THROMBOPHLÉBITE

De par son action anti-inflammatoire et fluidifiante (diminue l’agrégation plaquettaire, aide donc à garder le sang fluide), le curcuma aide à prévenir et à soulager la thrombophlébite.

SYSTÈME IMMUNITAIRE

CANCER

Utilisé en traitement préventif et en curatif. Il fait régresser les cancers déjà existants (surtout oral, du conduit digestif, du foie, des seins et de la peau), supprime l’effet mutagène de certaines substances (dont celles présentes dans le tabac) et inhibe la formation de nitrosamine.

En plus, le curcuma prévient les changements génétiques qui peuvent survenir dans le noyau cellulaire (antimutagène).

Tout comme le chardon marie, le curcuma est un puissant antioxydant. Il prévient la détérioration des tissus qui peut survenir lors des traitements de chimiothérapie.

BACTÉRICIDE, FONGICIDE ET PARASITICIDE

Le curcuma inhibe la croissance de nombreuses bactéries gram positives et gram négatives, dont celles qui causent la dysenterie amibique (Entamoeba hisolytic) et d’autres, comme le Clostridium perfringens, le Sarcina, le Gaffkya, les Staphylococcus, les Streptococcus, les Bacillus et plusieurs champignons pathogènes.

Il aide également lors d’infections en inhibant la production de certaines toxines bactériennes qui peuvent causer de sérieux torts à l’organisme, dont les aflatoxines, produites par les champignons qui croissent dans la nourriture mal préservée.

VIH

Plusieurs études ont démontré que le curcuma ralentit la progression du VIH et semble augmenter le taux de CD 4 et de CD 8 dans le sang.

Deux fonctionnements sont énoncés : 1. Le premier étant que la curcumine (une des substances actives dans le curcuma) inhibe la synthèse de l’enzyme intégrase qui permet au virus de s’intégrer au code génétique de la cellule hôte. 2. Le deuxième est que la curcumine inhibe la production de cytokine par la cellule hôte.

La cytokine stimule la formation du VIH dans les lymphocytes. De plus, comme les personnes infectées par le VIH ont un besoin accru en antioxydants, le curcuma peut répondre partiellement à ce besoin.

Bref, l’utilisation de ce rhizome dans le traitement du VIH semble prometteur. Plusieurs études cliniques sont en cours actuellement et notre compréhension des mécanismes d’actions du curcuma se clarifieront dans les années à venir.

 

UTILISATION EXTERNE

Peut étre utilisé sous forme d’huile infusée, d’emplâtres, de teinture…

irritation cutanée
plaie
entorse
foulure
douleurs arthritiques
psoriasis
mycoses : pied d’athlète, vaginite
pityriasis versicolor
galle
ulcères

NÉVRALGIES, SCIATIQUE…

Le curcuma a une action similaire à celle de la cayenne, relâchant la substance P, impliquée dans la production du message de la douleur. Cette substance étant subséquemment épuisée, le message de la douleur s’en trouve inhibé.
Solvants, modes d’utilisation et dosages

 

Pour apprécier les effets hépatiques et cholérétiques du curcuma, il est bon de le prendre avant les repas.

POUDRE 3 à 6 capsules par jour.

TEINTURE

5 à 20 gouttes, 2 à 3 fois par jour.

INFUSION

Pas très agréable au goût, 1 à 3 tasses par jour.

COMPRESSE ET HUILE

Pour les usages externes (ça tache !).

Constituants répertoriés

 

COMPOSÉS PHÉNOLIQUES : curcumi, tumérone, zingibérène ;
UN GROUPE DE CURCUMINOÏDES curcumine ;

HUILES VOLATILES : monoterpène : cinéol sesquiterpènes : limonèle, tumérone, curcumine, zingibérène
VITAMINES : béta-carotène (pro-A), acide ascorbique (C) ;
MINÉRAUX : potassium (K) ;
PEPTIDE HYDROSOLUBLE : 5-K dapeptide, tumérine ;
POLYSACCHARIDES : arabinogalactane ukonan A et C ;
Principes amers ; Résine.
 

 

Contre-indications et toxicité :

Comme toutes les plantes fluidifiantes sanguines, il est préférable de ne pas les associer à des ANTICOAGULANTS.

Aussi, il faut faire attention lorsqu’une OPÉRATION, un ACCOUCHEMENT ou une EXTRACTION DENTAIRE sont prévus.

Peut être RÉCHAUFFANTE. Attention aux femmes en ménopause, sujettes à des BOUFFÉES DE CHALEUR.

À hautes doses la curcuma peut occasionner des ULCÈRES DIGESTIFS. La haute dose en question est de 100mg par kg de poids corporel de curcumine !

 

 

http://www.floramedicina.com/spip.php?article44

 

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Si vous pesez 60kg, nous avons 60 x 100mg = 6000mg soit 6g de curcuma maximum…

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