La Chlorella et l’élimination des métaux lourds (Partie 2)

La Chlorella

et l’élimination des métaux lourds

(Partie 2)

La Chlorella et l’élimination des métaux lourds (Partie 1)

Avant de continuer, une précision:

 je prends le mercure comme exemple, mais l’étain et l’argent ont la même importance. Voici quelques arguments: en moyenne, on compte 8 amalgames par bouche, ce qui entraîne un dépôt journalier de 15 – 17 mgrammes de mercure dans le corps, particulièrement dans le cerveau et les centres nerveux. Le corps reçoit environ 2 mgrammes de métaux lourds par la pollution de l’air d’une part, en mangeant du poisson d’autre part.

On s’est demandé si les gens empoisonnés ne l’étaient pas à cause de la pollution ou encore parce qu’ils avaient mangé du poisson. On sait aujourd’hui que 2 mgrammes viennent de l’environnement et 15 – 17 mgrammes des amalgames en bouche. Cela nous permet de dire qu’en Europe, mis à part des catastrophes comparables à celle de Miamata, on peut momentanément négliger la pollution de l’environnement.

Il existe deux sources principales de pollution au mercure :

1° les plombages
2° la mère.

Je m’explique:

le corps de la mère utilise le foetus comme « poubelle » pour se débarrasser
de ses propres métaux lourds. Des quantités importantes de mercure passent du corps de la mère au foetus. On trouve aussi beaucoup de mercure dans le lait maternel. Cet empoisonnement du jeune enfant a pour conséquence une croissance diminuée, un plus petit cerveau, un système immunitaire et un poids corporel réduits. Ainsi nous sommes tous, ici présents, à quelques rares exceptions près, des victimes du mercure et nous n’avons jamais atteint notre potentiel. Cependant, une meilleure alimentation fait que la génération des enfants actuelle a plus de chances d’avoir de meilleures dents. De plus il arrive maintenant que des mères n’aient pas d’amalgames. En fait, deux générations sont principalement touchées par ce problème. Il faut ajouter que les amalgames du père ont
génétiquement aussi leur importance.

Le mercure peut exister sous 3 formes dans le corps:

– le Hg0, celui qu’on trouve dans les thermomètres, qui est métallique.

– le Hg1, ou mercure organique, lié au poisson. Il nous vient aussi des plombages lors de la déglutition. En effet, ce sont certaines bactéries qui transforment le mercure métallique en mercure organique. Notons que sous cette deuxième forme, il est environ 50 fois plus toxique que sous la forme métallique.

– le Hg2  qui est une forme inorganique du mercure. C’est sous cette forme qu’il se dépose dans les dents.

Encore quelques remarques:

– la pollution au mercure a été provoquée par l’homme

– les vapeurs de mercure sont facilement solubles dans les matériaux hydrophobes tels que les lipides. Les membranes cellulaires ne présentent pas de barrière contre les vapeurs de mercure. Le métal atteint ainsi le cerveau sans problèmes

– le Hg2  se lie à différentes structures dans la cellule

– on a pu établir un lien entre le mercure et la maladie d’Alzheimer. En effet, lorsque le mercure arrive dans les cellules nerveuses, il provoque les mêmes réactions que celles provoquées par la maladie d’Alzheimer.

Lors d’autopsies du cerveau faites sur des personnes décédées de la maladie d’Alzheimer, on a mesuré quatre fois plus de dépôts de mercure et deux fois plus de dépôts d’aluminium dans leur cerveau que dans celui de personnes mortes de mort naturelle.

Grâce à notre traitement de désintoxication, nous avons pour la première fois eu du succès dans l’amélioration du traitement de la maladie d’Alzheimer.

 
Brièvement, quelques faits tirés de la littérature mondiale:

– en 1990, on a testé les effets de l’amalgame sur des moutons. Pour ce faire, on leur a posé des amalgames. Sur les six moutons, après une demi-année, on a constaté une baisse de l’activité rhénale d’environ 60 %.

– selon une étude allemande, les aides-dentaires ont une baisse de fertilité allant jusqu’à 60 % comparée à d’autres employées occupées dans d’autres métiers. Continuons avec la célèbre étude sur les singes. L’ADA ( American Dental Association),rappelez-vous pourquoi elle était née, a prétendu que la comparaison entre les moutons et l’homme était irréaliste. On aurait dû faire cette étude sur des rats.

Voulant être reconnus, nous avons recommencé l’expérimentation, cette fois-ci sur des singes. Nous avons marqué le mercure radioactivement pour savoir, de façon sûre, où il allait se déposer.

Plusieurs choses importantes sont à relever dans cette étude:

– après quatre semaines, on a trouvé des dépôts de mercure dans les ganglions lymphatiques, dans les organes digestifs, dans les reins, particulièrement beaucoup dans la glande thyroïde, dans le cerveau, l’hypothalamus et l’hypophyse, dans le système lymphatique, dans les ganglions spinaux.


– un an plus tard, on a passé de nouveau les singes au scanner et, quelle surprise, malgré la théorie de la demi-vie des métaux lourds, les dépôts avaient augmenté.

 Une seconde étude, avec des singes auxquels on enleva les amalgames, démontre que le facteur temps n’améliorera rien. Cela me permet d’affirmer que « une fois empoisonné =toujours empoisonné ». Malheureusement, aucun éditeur n’a voulu publier cette étude. Cela donnerait trop de matière à procès.

Passons à une autre étude, elle a provoqué beaucoup de remous.


On compte environ 200 sortes de bactéries dans la bouche, et d’innombrables dans le tube digestif. Ces bactéries sont résistantes au mercure.

Notons que la médecine utilise du mercure pour tuer les bactéries dans le traitement du tétanos (vaccins). Ces bactéries sont devenues résistantes aux antibiotiques. Jusque vers 1990, on ne connaissait qu’une chose qui les rendait résistantes: répéter plusieurs fois un traitement aux antibiotiques. Si un patient prenait plusieurs fois de la pénicilline, ses bactéries devenaient résistantes à la pénicilline.

On a constaté que les bactéries peuvent devenir plus résistantes en « s’entraînant » avec le mercure. De plus, par un procédé compliqué à expliquer ici, les bactéries résistantes sortant de la bouche d’un patient peuvent communiquer leur résistance à d’autres bactéries présentes dans l’air ambiant. Ceci a été une grande révélation qui a fait dire au gouvernement américain qu’il fallait informer le peuple.

On risquait des épidémies qui ne seraient plus contrôlables, par manque d’antibiotiques efficaces.

Passons à un autre aspect du problème et posons-nous la question de savoir par quel procédé les métaux lourds sortent des plombages.

De plusieurs façons:
– le mercure s’évapore et pénètre dans les tissus par la respiration

 – il passe des poumons dans le sang et se dépose ainsi à plusieurs endroits du corps 


– à partir de la muqueuse buccale, il passe directement dans les vaisseaux lymphatiques


– les veines du maxillaire supérieur le conduisent directement au cerveau et, à partir de là, dans le corps.

 

Maintenant un peu d’anatomie

(Le conférencier explique le fonctionnement d’une cellule nerveuse à
l’aide d’un schéma)

Si on observe une cellule nerveuse, on peut voir d’un côté le corps cellulaire, de l’autre la synapse, les deux étant reliés par un axone. Dans ce canal on trouve de petits tubes ressemblant à des câbles. Si le mercure entre de façon constante dans le système nerveux, il a la fâcheuse propriété de ne plus pouvoir en sortir. La synapse laisse passer toutes sortes de matières. Ces dernières informent ou nourrissent la cellule. Le mercure détruit les « ponts » d’entrée et de sortie.

(Le conférencier change de document. Il projette un schéma montrant la tête et les principaux nerfs dans la région de la cavité buccale)

Lors d’autopsies, on a pu constater que les nerfs principaux desservant le maxillaire inférieur étaient saturés de métaux lourds.

Ces métaux empruntent également le chemin des nerfs du maxillaire supérieur pour atteindre le cerveau. On a pu démontrer, grâce à l’étude faite sur des singes, que lorsqu’on pose un amalgame dans le maxillaire supérieur, le mercure ne met que 24 heures pour arriver au cerveau.
Si on observe les tissus conjonctifs dans le corps, on voit qu’un embranchement du nerf va à la paroi de la cellule et l’ouvre ou la ferme. Ces canaux ioniques sont soumis aux lois électriques, ce qui signifie que, selon le voltage, le canal ionique s’ouvre ou se ferme. Les canaux ioniques peuvent être « pilotés » par les hormones et par d’autres substances.

(Le conférencier projette un schéma montrant les canaux ioniques dans les parois cellulaires)

 

Pour le faire sortir, lors d’une cure de désintoxication, on procède par étapes.

Lorsque qu’il arrive dans l’organisme, le mercure s’y disperse, privilégiant cependant certains endroits précis où on le trouve en plus grande concentration.

Les sportifs de haut niveau ne peuvent pas avoir de mercure dans leurs muscles, ces derniers étant trop utilisés. De ce fait, on trouve un haut pourcentage de sclérose en plaques chez ces personnes. Ne pouvant se fixer dans les muscles, le mercure migrera ainsi essentiellement dans les cellules nerveuses.

Notons que, chez les autres personnes, le mercure est réparti de façon plus ou moins régulière dans le corps.

A présent, je vais vous parler des différentes erreurs que l’on peut commettre en essayant de désintoxiquer un malade.

Prenons le cas d’un patient dont le système nerveux est encore
assez peu atteint, mais dont les autres tissus contiennent déjà des métaux lourds. Il peut être très dangereux d’utiliser un chélateur dans ce cas.

En effet le mercure, lié au chélateur risquerait, transporté par ce dernier, d’entrer dans les cellules nerveuses du cerveau. Si les étapes de la chélation ne sont pas suivies consciencieusement, on met la vie du patient en jeu.

D’où l’importance d’une bonne compréhension du fonctionnement de la chélation.

Lorsque l’on commence un traitement par chélation, il faut d’abord créer un gradient osmotique (gradient = variation progressivement décroissante à partir du point maximal d’une substance ou d’une propriété physiologique dans une cellule ou un organisme). Ceci afin d’enlever un maximum de mercure avant qu’il ne parvienne au cerveau.

Ainsi, une fois administré, le chélateur, ne trouvant rien à nettoyer dans les tissus, ira agir dans les cellules du cerveau. Il ouvrira ainsi, à l’aide d’autres substances,  la barrière au mercure lui permettant, par osmose, de se répandre à nouveau dans les autres tissus qui eux, sont beaucoup plus faciles à nettoyer.

Ainsi, il est important de respecter l’ordre suivant dans les étapes:

nous administrons d’abord des substances qui nettoient les vaisseaux sanguins, sortant ainsi les métaux lourds du corps.

Pour ce faire, nous utiliserons deux substances:

1° L’ail, qui se lie facilement au mercure et fait sortir ce métal des reins et du sang.

Mes expérimentations m’ont conduit à découvrir que l’ail des ours est  mieux supporté par l’organisme, ne provoquant quasiment pas d’effets secondaires.

2° La chlorella qui est la championne mondiale pour nettoyer l’organisme.

Tirée d’un livre, voici une liste des principaux métaux emportés par la chlorella: cuivre, plomb, zinc, mercure, cadmium, nickel, cobalt, arsenic, chrome, calcium, métaux radioactifs, plutonium, polonium et autres métaux précieux.

Dans ce livre, les substances ayant une grande affinité avec le mercure sont classées dans l’ordre suivant:

1) La chlorella

2) Les candidoses (maladies provoquées par des champignons du genre Candida)

3) Les streptocoques et les staphylocoques

4) Certains vers, le ver solitaire par exemple

Tout ce qui précède m’a permis d’établir la thèse, elle se discute actuellement dans le monde médical, que les maladies infectieuses sont très souvent une tentative du corps pour se défendre contre le mercure, particulièrement dans le cas des candidoses.

Le système immunitaire conduit le corps à produire des microchampignons ayant pour fonction de se lier au mercure. Le corps se débrouille mieux avec ces microchampignons qu’avec des dépôts intraou extracellulaires. Ainsi les maladies dues à ces microchampignons se présentent sous un jour nouveau.

Un chercheur japonais vivant à New York, le docteur Yoshiaki Omura, a trouvé une relation entre les maladies virales et bactériennes et les dépôts de mercure.

Il n’y a pas d’herpès sans dépôts de mercure.

Cette constatation est aussi valable pour d’autres maladies infectieuses, la mononucléose par exemple. Tout ceci nous permet d’appréhender le problème des maladies infectieuses d’une toute nouvelle façon.

Voici maintenant une étude qui m’a fortement impressionné. Elle montre que l’utilisation conjointe de la chlorella et de la coriandre, lors de tumeurs au cerveau, permet au patient de vivre plus longtemps ou de guérir et en tout cas d’avoir une mort beaucoup plus douce.

J’ai connu des succès inespérés lors de l’utilisation associée de ces deux substances dans le traitement des tumeurs du cerveau, traitement durant lequel mes patients ne souffraient pas davantage que lors d’un rhume.

Certains confrères, qui avaient prescrit la chlorella et la coriandre à leurs patients furent étonnés de ne pas trouver de traces de mercure dans l’urine. Certains prétendirent alors que le traitement ne fonctionnait pas. Pourtant chaque étude faite à ce sujet montre que, lorsqu’un chélateur est administré, peu importe d’ailleurs lequel, on trouve vingt fois plus de métaux lourds dans les selles que dans l’urine.

Lors d’empoisonnement aux métaux lourds, les reins sont endommagés. Les métaux lourds ne sont plus filtrés correctement. On ne peut donc prouver l’efficacité d’un chélateur en analysant l’urine, on doit analyser les selles.

(Malheureusement très peu de laboratoire font ces analyses, il n’y en a pas encore en Suisse).

Chez les patients prenant de la chlorella et ayant, en moyenne, 12 amalgames, on trouve environ 50 mgrammes de mercure par kilo de selles. Le fils d’un ami, hyperactif, âgé de six ans, n’avait aucun amalgame. Je lui prescrivis de la chlorella, à raison de six comprimés par jour. Lors des analyses des selles, on a trouvé 50 mgrammes de mercure par kilo de selles. Le mercure venait de sa mère. Il faut relever que, parallèlement à la chlorella, il prenait de la coriandre. Il fut guéri de son hyperactivité après six mois.

On a découvert que la chlorella et l’ail nettoient les vaisseaux sanguins. Le mercure, ainsi mobilisé, est emmené dans les intestins. Là, il se lie à la membrane de la chlorella qui est en  « attente » dans l’intestin. Ce sont les polysaccharides qui se lient fortement au mercure. La chlorella a aussi la propriété de mobiliser le mercure dans les tissus non nerveux.

Ainsi, la chélation se déroule comme suit:

La chlorella mobilise le mercure dans les cellules non nerveuses. Le métal passe ensuite dans le sang qui le conduit à l’intestin. Il est ensuite évacué du corps. Cela signifie qu’avec seulement deux substances, nous avons fait un pas décisif dans le processus de désintoxication.

Une étude, faite en Chine, montre la chose suivante:

lorsqu’une personne prend tous les joursde la chlorella en quantité moyenne, on ne décèle plus de trace de métaux lourds dans ses cellules.
Malheureusement, certains malades sont si gravement intoxiqués, que ce procédé n’est pas assez puissant pour les guérir. Cela durerait environ vingt ans.

(Le conférencier projette un document)

Voici le cas d’une célèbre chanteuse rock. Elle était malade depuis deux ans lorsqu’elle me contacta la première fois par téléphone. Je lui conseillai alors un traitement avec les trois substances déjà énumérées:

chlorella, coriandre et ail des ours.

Cinq mois plus tard, je lui fis une injection de DMPS. Le DMPS est un chélateur créé en URSS pour soigner les mineurs intoxiqués par les métaux lourds.

Lors de la catastrophe de Tschernobyl, les patients reçurent du DMPS à raison de deux injections hebdomadaires. Les personnes ainsi traitées ont eu la chance d’éviter une dégénérescence de la moelle épinière. Le DMPS a en effet la propriété ’évacuer rapidement plusieurs sortes de métaux. Nous savons maintenant que, à chaque injection, le DMPS fait sortir des quantités impressionnantes de métaux lourds.

(Le conférencier s’adresse à ses auditeurs)

Qui, parmi vous, a déjà travaillé avec le DMPS ?

Quelle serait une quantité réjouissante d’évacuation de métaux lourds?

500 mgrammes seraient déjà un bon résultat.

(Il montre les résultats du traitement effectué sur la chanteuse rock)

2700mgrammes.

Jusqu’ici, on n’avait jamais noté une telle valeur. Pour arriver à ce résultat, Il est impératif de commencer avec une cure de chlorella et de coriandre.

Des valeurs gigantesques peuvent être mobilisées chez les personnes gravement intoxiquées. Deux semaine plus tard, on a mesuré 2900
mgrammes. La patiente était très éprouvée. Alors,impressionné par de telles quantités, je me suis demandé comment j’allais continuer. Je me suis alors rappelé qu’a Tschernobyl, on avait fait deux injections par semaine aux patients.

C’est ce traitement que j’ai appliqué à ma patiente. Le traitement au DMPS avait débuté le 6 février. Le 3 avril, nous sommes descendus à 1500 mgrammes. Nous avions donc évacué environ 30-40 mg de son corps. Lorsque la valeur tomba à 370 mgrammes, elle arriva pour la première fois en souriant à la consultation. Pour  cette patiente, ce fut un combat, un combat entre la vie et la mort. Lors de notre premier contact téléphonique, elle m’avait annonçé avoir plusieurs tumeurs mammaires. De plus, on soupçonnait la présence d’autres tumeurs dans son bassin. Après quatre mois de traitement au DMPS, tout avait disparu.

Encore une chose: les patients fortement intoxiqués sont des personnes désagréables pour le thérapeute. Ces patients sont peu reconnaissants, ne veulent plus partir lors des consultations, on doit presque les pousser dehors. Il faut savoir que le mercure affecte fortement la personnalité psychique du malade. Je devais vous le dire, si vous pensez appliquer mon traitement.

J’ai pu faire l’observation suivante: moins on peut supporter l’attitude d’un patient,plus il est atteint par la maladie.

Quand plus rien ne sort de l’urine, on sait que les tissus conjonctifs sont désintoxiqués. Il s’agit alors de s’occuper du cerveau. Il existe une substance, le DMSA, originaire de Chine, qui est un chélateur oral. Cette substance désintoxique presque aussi bien que le DMPS. Elle s’attaque aussi aux métaux lourds présents dans le cerveau. On doit l’utiliser seulement en fin de traitement. Cependant elle ne fonctionne de loin pas aussi bien que la coriandre.

A présent quelques mots à propos de cette fameuse coriandre. Mon ami japonais de New York, le docteur Yoshiaki Omura qui, dans certains cercles secrets, compte pour être l’un des plusgrands génies actuels, a fait une étude sur lui-même et sur des volontaires. Ils se sont injecté du thallium radioactif. Cela  permit de voir où le thallium se déposait dans le cerveau. Le thallium a une demi-vie de quelques jours, il devrait avoir quitté le corps après quelques semaines.


Yoshiaki Omura découvrit que, seulement sur sa personne, le thallium disparaissait dans les 24 heures. Chez les autres volontaires, on en trouvait encore après six semaines. Il s’est alors demandé pourquoi le thallium avait été mobilisé seulement chez lui. Il mit deux ans à trouver la réponse.

C’était grâce à sa soupe de poulet à la coriandre. La coriandre est souvent utilisée en cuisine japonaise. Il avait passé en revue tous les éléments de sa nourriture pour arriver à ce résultat. Ce que nous savons à ce jour, est que les substances aromatiques de la coriandre ont la propriété d’ouvrir les canaux ioniques, permettant ainsi aux métaux lourds de sortir.

On venait de franchir une étape très importante, car on n’avait pas encore trouvé de substance ayant de telles propriétés. On ne doit utiliser la coriandre qu’en fin de traitement, quand on a déjà évacué une certaine quantité de métaux lourds.

A ce stade du traitement, le mercure est sensiblement plus concentré dans le cerveau que dans le reste du corps. Les symptômes neurologiques du patient nous permettent de déceler cet état.

Certains de mes collègues crurent, à tort, qu’en administrant de la coriandre à leurs patients, ils trouveraient des traces de métaux lourds dans l’urine.

La coriandre ne provoque qu’un déplacement du mercure dans les tissus conjonctifs.

Aucune autre substance ne provoque ce déplacement.

Beaucoup de thérapeutes cherchent des traces de mercure dans l’urine après une prescription de coriandre, c’est une erreur. Si nous ajoutons des substances telles que la chlorella, l’ail des ours et le DMPS, les métaux lourds se déplaceront dans les vaisseaux sanguins.

C’est seulement à ce stade qu’on peut les détecter dans le sang.

Quelqu’un aimerait poser une question?

(Un participant lève la main)

L’utilisation du DMPS est-elle toujours indispensable?

Je suis certain que, dans le cas de la chanteuse rock, il n’y avait aucune autre méthode pour la guérir. On ne peut pas renoncer au DMPS dans les cas graves.

Dans le cas d’une intoxication légère à moyenne, on parvient à la guérison avec l’utilisation conjointe de la chlorella, de l’ail des ours et de la coriandre.

Je dois encore ajouter que le système nerveux autonome, qui commande l’ouverture et la fermeture des canaux ioniques, peut fonctionner ou ne pas fonctionner. Des cicatrices, des dents mortes ou des infections dans les os du maxillaire peuvent paralyser le système.

Dans ce cas, les cellules ne peuvent pas s’ouvrir. Ce qui nous conduit à combiner la thérapie neurale avec le traitement de désintoxication. Les systèmes psychiques et limbiques sont, si nous établissons une hiérarchie, situés au-dessus du système nerveux autonome. Il arrive que des problèmes personnels psychiques non résolus bloquent l’ouverture des cellules, empêchant ainsi la désintoxication.

Nous travaillons aussi avec des psycho-kinésiologues. Je me suis personnellement spécialisé en kinésiologie. Nous avons besoin d’un traitement psycho-kinésiologique bien ciblé sur le conflit qui bloque le système nerveux autonome.

Il faut trouver quels sont les problèmes du patient afin de pouvoir rapidement les résoudre. Ceci va nous permettre de débloquer les membranes cellulaires qui retiennent le mercure. Souvent, après une séance d’une heure environ, on arrive à résoudre le conflit.

J’ai fait appel à ces trois thérapies, désintoxication au DMPS, thérapie neurale et kinésiologie, pour parvenir à guérir cette patiente.

Il y a, parmi vous, certaines personnes qui pensent pouvoir arriver aux mêmes résultats avec l’homéopathie. Je ne dis pas que c’est impossible, mais seuls des homéopathes hautement qualifiés pourraient y arriver.

On peut, en effet, mobiliser le mercure avec du Mercurius Solubilis, mais pas l’évacuer.

Lors de l’administration du Mercurius Solubilis, on amène une partie du mercure dans l’urine, une autre dans les selles et une troisième dans le cerveau.

J’ai pu observer plus de cas de sclérose  après des traitements homéopathiques qu’après n’importe quelle autre sorte de thérapie, aussi après des traitements par biorésonnance.

Notre traitement est plus sûr que l’homéopathie. J’ai cependant eu connaissance de bons résultats avec l’homéopathie classique.

Si le thérapeute se base sur les symptômes du patient empoisonné au mercure, qu’il lui administre du Pulsatilla ou du Sulfur ou encore des
médicaments constitutionnels exactement dosés, il peut parvenir à ses fins. J’en ai vu personnellement quelques-uns, mais seulement trois ou quatre à travers le monde. C’est possible, mais c’est pas simple. Si les malades moyennement intoxiqués combinent le traitement homéopathique avec la chlorella et la coriandre, ils augmentent le degré de sécurité du traitement homéopathique.

Quelles méthodes sont à notre disposition pour détecter une intoxication aux métaux lourds?

– cliniques dans les examens neurologiques. Certains indices peuvent nous indiquer que le patient souffre d’intoxication.

– La deuxième, qui me fait sourire, se base sur l’analyse des cheveux. Nous savons que si nous trouvons du mercure dans les cheveux, le mercure a dû d’abord passer dans le sang.

C’est le seul chemin possible. Les malades qui ont du mercure dans les cheveux en ont obligatoirement dans le sang.

Ce sont des patients qu’il est relativement facile à guérir.

Il leur suffit de prendre de la chlorella pour que le mercure soit évacué par les intestins.

On ne peut pas trouver de mercure dans le sang des personnes gravement intoxiquées,  le mercure est  fortement fixé dans les cellules nerveuses.

Ce qui n’apparaît pas dans le sang n’apparaîtra pas dans les cheveux, pas plus que dans l’urine ou les selles.

Ce qui signifie que si on ne trouve pas de mercure dans les cheveux, le sang, l’urine et les selles, nous avons affaire à de vrais malades intoxiqués.

La plupart des scientifiques, pourtant sérieux, ne le comprennent pas.

– la troisième consiste à essayer de mobiliser le mercure avec le DMPS, puis d’analyser l’urine. Par ailleurs, il serait utile de savoir ce qui se trouvait dans l’urine avant le traitement au DMPS.

Et la plupart du temps que trouvons-nous alors dans l’urine?

Rien! Pas plus non plus dans le sang et les selles. Dans ce cas, le mercure est concentré soit dans des tumeurs, soit dans les tissus nerveux, soit dans les deux. La mobilisation du mercure se fait avec la chlorella. Le patient prend entre vingt et quarante comprimés de chlorella et, seulement après, nous analysons les selles.

Malheureusement, on ne trouve généralement qu’un laboratoire par pays capable de faire cette sorte d’analyse, et encore. C’est dû au fait que ces laboratoires appartiennent en général à l’Etat. 

Les scientifiques, pas plus que le peuple, n’ont accès à ces laboratoires. Si vous voulez en trouver un en Suisse, je vous souhaite bonne chance !


Du côté du diagnostic il nous reste une seule possibilité, elle consiste à essayer de mobiliser le mercure soit avec le DMPS ou le DMSA. Ensuite on recueille l’urine durant 6 heures. On n’a aucune substance naturelle permettant au mercure de passer dans l’urine.

Ceci pour une bonne raison. Les reins sont les organes les plus stressés lors d’une intoxication au mercure. Il n’existe aucune substance naturelle, dans l’état actuel de nos connaissances, qui fasse passer les métaux lourds dans l’urine.

Tous les produits naturels les font passer dans les intestins. Si nous n’avons que des laboratoires capables d’analyser l’urine, nous devons passer par les produits chimiques tels que le DMPS ou le DMSA. Cela signifie que l’on restreint les possibilités de diagnostic.

Il existe aussi des possibilités de détection à l’aide d’appareils coûteux et compliqués, le scanner à résonance magnétique nucléaire en est un. Avec de tels appareils, on peut trouver du mercure dans le cerveau et dans le corps. Le fonctionnement de ces appareils se base sur l’émission de certains rayons spectraux.

Le Dr Omura et moi-même avons collaboré étroitement. En ce qui me concerne, je m’étais formé dans l’électro-acuponcture. Le Dr Omura (
kinésiologie) est le moyen le plus sûr, le plus rapide et le moins coûteux de déceler la présence de métaux lourds dans le corps. Cette méthode nous permet aussi de déterminer une bonne façon de l’évacuer.

Nous possédons assez de connaissances scientifiques pour affirmer que la kinésiologie, allant dans la même direction que la science, atteint des résultats reproductibles.

Une femme, âgée de 65 ans, vint me consulter. Elle souffrait d’une artérite temporale et d’une dystrophie musculaire. Depuis trente ans, elle ne pouvait se déplacer autrement qu’en chaise roulante. En fait, elle était venue me consulter pour tenter de soigner son artérite temporale, très douloureuse. J’ai pu détecter une présence massive de mercure. A la suite de mon traitement, elle pouvait marcher seule sur une distance de deux cents mètres. Elle avait beaucoup rajeuni. Ce fut miraculeux, scientifiquement parlant.

En effet, cette patiente souffrait d’une maladie génétique et, théoriquement, il n’y avait rien à faire. Nous avions démontré qu’avec une désintoxication bien menée, secondée par la kinésiologie, les patients faisaient des progrès étonnants.

Nous avons aussi connu des résultats étonnants avec des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. Chez ces patients-là, il est très important de commencer le traitement le plus tôt possible.

Maintenant, quelques directives simples à appliquer:

– Le traitement de fond se fait toujours avec la prise de chlorella. La quantité que je recommande en général est de trois fois cinq comprimés par jour pendant les repas. Certains patients ne le supportent pas. L’explication est la suivante: des petites quantités de chlorella mobilisent plus de mercure qu’elles ne peuvent en évacuer.

Cela signifie que lorsque l’on prend de la chlorella en petites quantités, on agite le mercure dans tout le corps. Dans ce cas, la chlorella se trouve en trop petites quantités pour pouvoir évacuer le métal lourd. Les dépôts se font agiter et le mercure circule dans tout le corps.

C’est pourquoi je recommande d’ingérer, environ tous les dix jours, une dose de quarante à cinquante comprimés. J’ai souvent constaté que les patients qui ne supportent pas trois à quatre comprimés par repas sont beaucoup plus intoxiqués que ceux qui en supportent dix à douze.

Nous avons aussi constaté que ces personnes, qui prennent soixante.

Précisons que soixante comprimés évacuent d’avantage de mercure
qu’ils n’en mobilisent. En fait, la règle est simple: si quelqu’un ne supporte pas la chlorella, on lui en donne davantage.

– Passons à l’ail des ours. La quantité que je recommande est de trois fois dix gouttes par jour. Notons au passage que l’ail spagirique, tout comme la coriandre spagirique, sont moins efficaces sous cette forme.

Ils ne deviennent bons qu’en fin de traitement.

– En ce qui concerne la coriandre, je recommande la dose prudente de trois fois cinq gouttes par jour, toujours immédiatement suivie d’acupressure dans les zones réflexes qui concernent le ou les organes que l’on veut détoxiquer. Pour les patients souffrant de sclérose en plaques, nous cherchons à sortir le mercure du cerveau, de la moelle épinière et aussi du système immunitaire.

Le minimum que je vous conseille de retenir de cette conférence est que chaque individu devrait prendre de la chlorella et de la coriandre tous les jours.

Je dois encore signaler ceci: si on est courageux, on peut entreprendre une détoxication qui sera rapide. Dans ce cas, je prescris des doses élevées de coriandre, trois fois quinze gouttes par jour. Le patient doit alors accepter le fait d’être beaucoup plus malade.

Cependant il arrive souvent qu’en prenant 30 – 40 comprimés de chlorella, ils aillent tout de suite mieux. Au lieu de subir un traitement de quelques mois, ces patients vont beaucoup mieux en deux semaines seulement. Il est important de relever que si on augmente la dose de coriandre, il faut aussi augmenter le prise de chlorella et d’ail.

Encore une chose: durant cette phase, les patients ont besoin de beaucoup plus de protéines.

(Le conférencier va continuer en répondant aux questions du public)

– Quel traitement choisit-on pour les femmes enceintes?

Dans ce cas, nous nous trouvons en présence d’un dilemme. Faut-il ôter les amalgames de la mère ou les laisser? Mon conseil est le suivant: ne pas les enlever.

Par contre, prendre 8-12 comprimés de chlorella par jour, ceci afin d’attraper un peu de mercure qui circule dans le corps de la mère. Il faut aussi accepter le fait que le foetus aura un développement retardé. Sitôt l’enfant né, (il plaisante), je l’attends avec mon injection de DMPS. La mère ne devrait pas ôter ses amalgames durant l’allaitement.

Je dis ceci avec une restriction cependant: si votre dentiste sait comment procéder, c’est-à-dire sans projection d’amalgame dans la bouche, et qu’il dispose d’un puissant appareil d’aspiration, vous pouvez le faire durant la grossesse ou durant l’allaitement.

En général, vous pouvez être sûr que si vous allez chez votre dentiste habituel et que vous lui demandez d’ôter vos amalgames, ce ne sera pas fait dans les règles de l’art. C’est dangereux de le faire lorsque vous êtes enceinte, lorsque vous allaitez ou encore lorsque vous ne vous sentez pas bien.

Cependant, si je dois malgré tout désintoxiquer une patiente enceinte, je lui donne des doses massives de DMPS, de coriandre et de chlorella.

Et le résultat a très souvent été le suivant: les bébés étaient plus grands et en meilleure santé.


Les bébés dont la mère est porteuse d’amalgames naissent avec un système nerveux retardé, un plus petit cerveau et un système immunitaire moins efficace.

– Que faut-il faire si la mère est enceinte depuis huit mois?

Je conseillerais de prendre vingt comprimés de chlorella par jour. De toute façon, le système nerveux de l’enfant se forme durant les trois premiers mois. S’il devait y avoir des dommages, il serait déjà trop tard.

Il ne vaut pas la peine de prendre le risque d’une désintoxication à ce stade.

Une fois l’enfant né, je recommande de commencer immédiatement le traitement.

Après une année, l’enfant sera comparable aux enfants nés sans contamination. D’autre part, je conseille encore de lui donner des acides gras, ceux que l’on trouve dans l’huile de poissons.

– Quelle sorte de chlorella conseillez-vous?

Il existe plusieurs sortes de chlorella. Leur valeur thérapeutique dépend de l’endroit où elles ont été récoltées. 

Pour les bébés, je conseille de mettre de la chlorella sous forme de poudre
dans leur alimentation. Différentes analyses démontrent qu’il peut y avoir de grandes différences d’une marque à l’autre.

– Que se passe-t-il si on enlève plusieurs amalgames en même temps?

Si on en enlève quatre à cinq le même jour, je conseille au patient d’avaler vingt comprimés juste avant la consultation. Juste après, quand les amalgames sont enlevés mais que le dentiste n’a pas encore posé les nouvelles obturations, je conseille de faire un bain de bouche d’une dizaine de minutes avec de la chlorella diluée dans de l’eau. Ensuite, le patient doit soigneusement recracher ce liquide et bien se rincer la bouche.

Lorsque le patient sort de chez son dentiste, il devrait prendre vingt comprimés de chlorella. Il fera de même encore le soir de l’intervention et le lendemain matin.

Le Dr Omura et moi-même conseillons donc, lors de l’extraction d’un amalgame, de faire ce bain de bouche durant quelques minutes. Ceci pour extraire un maximum de métaux lourds des petits canaux de la dentine. Cette façon de faire est formidable car nous n’assistons plus à l’effondrement du patient comme c’était souvent le cas.

Nous avons encore découvert que la chlorella est à même de traiter rapidement les tatouages, dus aux amalgames, souvent situés sur les gencives. Il suffit au patient de mettre de la poudre de chlorella sur des bâtonnets ouatés, ceux que votre dentiste utilise, et de les poser sur les gencives une dizaine de minutes. Si on applique ce traitement deux fois par jour, les tatouages disparaissent rapidement, souvent en deux à trois jours.

Encore une chose: plus un patient est malade, plus il faut être prudent avec le traitement de désintoxication.

En effet, le fait de sortir le mercure du corps crée un stress pour ce dernier, augmentant momentanément les symptômes d’intoxication.

Ce traitement est à déconseiller lorsque le patient est au stade terminal d’une maladie grave. Cependant, si l’intoxication est si aigüe que la vie du patient est en danger, nous n’avons plus le choix, rappelez-vous de la star de rock.

En Europe, la plupart des traitements ne sont pas assez agressifs, ce qui leur donne malheureusement une image faussée. Malgré qu’ils aient enlevé leur amalgames, les patients ne vont pas mieux, donc ces traitements ne fonctionnent pas.

La science en a profité pour dire que ces intoxications ne pouvaient pas être si graves, puisque les patients n’allaient pas mieux après avoir ôté leurs plombages.

Et toute la science regarde dans la mauvaise direction : mycoses, virus, bactéries, stress électromagnétique et autres. Elle se détourne du sujet car on n’a pas bien désintoxiqué les malades. Ma tâche est de vous en faire prendre conscience.

A propos du stress électromagnétique, je peux expliquer ce phénomène comme suit: les multiples dépôts de métaux lourds dans le cerveau agissent comme des micro-antennes.

Il nous reste deux possibilités: soit d’arrêter tous les émetteurs d’ondes électromagnétiques, c’est-à-dire de couper l’électricité, les lampes, les téléphones mobiles, la télévision etc., soit nous détruisons les dépôts.

– Comment faites-vous avec le DMPS pour ne pas enlever les métaux utiles à notre corps?

Avant la première injection, nous analysons le sang afin de détecter les
éléments-traces bénéfiques (fer, magnésium, calcium, cuivre, sélénium, etc). L’analyse du sang après l’injection nous indique quels métaux doivent être administrés au patient.

(Le conférencier remercie le public de son écoute attentive)

Métaux lourds et gluten, caséine , phosphates dans l’alimentation : Autisme, schizophrénie et hyperactivité

Métaux lourds et gluten, caséine, phosphates

dans l’alimentation :

Autisme, schizophrénie et hyperactivité

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Depuis une vingtaine d’années, on assiste à une progression fulgurante de l’hyperactivité, de la schizophrénie et de l’autisme chez les enfants des pays développés. Des scientifiques du monde entier se sont penchés sur ce phénomène et, jusqu’ici, ils avaient préféré taire les résultats de leurs recherches. Mais face à la flambée de cette « épidémie », ils ont jugé nécessaire de présenter publiquement leurs conclusions. Tous mettent désormais en cause l’association destructrice du gluten et de la caséine avec les métaux lourds.

En dix ans seulement, le nombre d’autistes a été multiplié par trois aux États-Unis. Selon les données officielles résultant d’études ordonnées par le Congrès américain en 2000, c’est une véritable « épidémie » d’autisme qui se répand outre-Atlantique.

Alors que dans les années 40, on ne recensait qu’une poignée de cas, aujourd’hui, c’est par centaines de milliers que des autistes, des schizophrènes et autres « troubles envahissants du comportement » sont comptabilisés : un enfant sur trois cents en serait atteint ! Dans un État comme le Maryland, les chiffres officiels indiquent une augmentation de 500 % de nouveaux cas depuis 1998.

Suite de l’article 

La Spiruline – Les spirulines, cyanobactéries

La Spiruline

Les spirulines, cyanobactéries

 

 

 

spirul

 Image Wikipedia

 

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 « QUE TA NOURRITURE SOIT TON MEDICAMENT »

 

HIPPOCRATE

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INTRODUCTION

 

« Il pousse sur les eaux de la lagune de Mexico une espèce de limon très fin. A une certaine période de l’année quand il forme des amas, les Indiens le récoltent avec un filet très fin jusqu’à en remplir leurs embarcations. Sur le rivage ils forment à même le sable des rectangles peu profonds et très lisses de deux ou trois coudées de long et d’un peu moins en largeur. Ils l’étendent afin de le sécher et il en résulte un gâteau d’une épaisseur d’un peu moins de  deux doigts; séché quelques jours, celui-ci devient moins épais qu’un ducat. Découpé en larges plaques, les Indiens en consomment de grandes quantités et il se garde si bien qu’ils le vendent sur les marchés de tout le pays. Nous qui apprécions la sauce des Indiens, nous le trouvons très savoureux avec son petit goût salé.»

 

 

Les spirulines, cyanobactéries traditionnellement consommées depuis des siècles par certaines populations (Farrar, 1966), et de nos jours encore au Tchad (Léonard, 1966; Delpeuch, 1975; Sorto, 2003)  sont l’objet d’une redécouverte depuis quelques années. Autrefois classées parmi les « algues bleues-vertes », elles ne sont pas à proprement parler des algues, même si par commodité on continue à les désigner comme telles. Elles croissent naturellement dans les eaux alcalines de certains lacs, en zones chaudes. D’une taille de l’ordre de 0.1 mm, elles se présentent généralement comme de minuscules filaments verts enroulés en spires plus ou moins serrées et nombreuses, suivant les souches. Dans le Kanem (Tchad), ce sont plusieurs dizaines de tonnes de spiruline qui sont récoltées et consommées annuellement. En 1997, on estimait à environ 100’000 US $ le revenu généré localement par la vente de ce produit (Abdulqader, 2000) : au vu du niveau économique de la région, il s’agit là d’un impact majeur sur le niveau de vie local, sans parler d’un impact en matière de santé qui reste encore à évaluer.

 

C’est d’abord l’impressionnante teneur en protéines des spirulines, ainsi que leur vitesse de croissance, dans des milieux totalement minéraux, qui ont attiré l’attention des chercheurs, comme des industriels. Au cours d’analyses plus approfondies, nombre de points particulièrement intéressants sur le plan nutritionnel sont apparus: composition protéique équilibrée, présence de lipides essentiels rares, de nombreux minéraux et vitamines. (Ciferri, 1983). Tandis que l’intérêt suscité par d’autres micro-organismes s’estompe quelque peu devant des problèmes comme leur digestibilité ou leur teneur en acides nucléiques, la spiruline semble actuellement l’une des meilleures solutions pour la production simple d’un complément alimentaire de haute qualité. Mentionnons aussi que les conditions extrêmes (salinité et pH) dans lesquelles la spiruline se développe assurent l’hygiène des cultures, car bien peu d’autres micro-organismes sont capables de survivre dans de telles conditions.

 

Nous espérons par ce travail donner une vision synthétique des propriétés nutritionnelles de la spiruline. Propriétés d’autant plus importantes que la production de ce microorganisme est particulièrement adaptée aux conditions climatiques et économiques des régions où sévit la malnutrition.

 

Relevons à ce propos l’importance des travaux visant à améliorer, à tester et à diffuser des méthodes simples et sûres de production locales de spiruline (Becker, 1993; Fox, 1980; Jourdan, 1996). A l’autre extrême des usages alimentaires de la spiruline,  mentionnons les travaux menés tant par la NASA (Karel, 1984) que par l’Agence Spatiale Européenne sur l’usage de la spiruline dans de futures stations spatiales (Desmorieux, 2006).

 

Note préliminaire : de récents travaux portant sur la biologie moléculaire de la spiruline ont démontré l’extrême homogénéité génétique des diverses « espèces » de spirulines (Nelissen, 1994; Scheldeman, 1999; Manen, 2002), au point que l’on peut remettre en question l’existence même de telles espèces; mieux vaudrait sans doute parler de « variétés » ou d’ « écotypes » d’une même espèce dont le nom scientifique est « Arthrospira platensis ». Notre travail continuera cependant à utiliser les termes de « Spirulina platensis » et de « Spirulina maxima » là où il est fait référence à des études mentionnant ces dénominations. Selon notre point de vue, bien des études ont essentiellement établit des comparaisons entre deux provenances d’échantillons de spiruline : les échantillons mexicains étant nommés maxima » et les échantillons provenant de toute autre partie du monde étant presque toujours nommés « S. platensis ». Il est bien établit que les variations de conditions de culture provoquent facilement de forts changements dans la composition biochimique  des spirulines. Les différences de teneur en protéine, en lipides,  en vitamines ou en minéraux données entre telle et telle « espèces » de spiruline doivent donc être prises avec la plus grande réserve : ces valeurs sont probablement bien plus liées aux conditions de croissance de chaque échantillon qu’à d’hypothétiques spécificités génétiques.

 

 

1.   PROTEINES

 

Remarque préliminaire : pour des raisons historiques, il existe une forte focalisation sur les protéines lorsque l’on parle de spiruline. Cette attitude est bien compréhensible lorsque l’on prend en compte à la fois la richesse et la qualité de ces protéines; il faut pourtant préciser d’emblée que cet intérêt doit être tempéré d’une part à cause du coût relativement élevé de la spiruline et d’autre part parce que les quantités de spiruline ingérables quotidiennement ne peuvent guère dépasser une à deux dizaines de grammes pour un adulte. Ainsi, on ne peut espérer fournir plus d’une quinzaine de grammes de protéines par jour via une consommation raisonnable de spiruline : sans être insignifiante, cette quantité ne représente qu’environ un quart à un tiers des besoins quotidiens en protéines pour une personne de 60 kg, si l’on se base sur les apports quotidiens recommandés actuellement, soit 0.7 à 1 g par kg de poids corporel (Briend, 1998).

 

Notons toutefois que dans le cas de petits enfants souffrant de malnutrition, il ne serait pas irréaliste d’inclure jusqu’à 10 g de spiruline dans la ration quotidienne, ce qui peut représenter, suivant le poids de l’enfant, plus de 50% de l’apport protéique recommandé.

 

Lors d’une étude de la consommation traditionnelle de spiruline au Tchad, on a estimé que les protéines provenant de la spiruline ne couvraient que 5 à 8% de l’apport protéique requis pour un homme adulte (Delpeuch, 1975; Sorto, 2003). Malheureusement, ces études ne fournissent pas de données utilisables concernant les enfants de cette région.

 

1.1. Quantités, composition

 

La teneur en protéines de la spiruline oscille entre 50 et 70% de son poids sec. Ces valeurs sont tout à fait exceptionnelles, même parmi les micro-organismes; d’autre part, les meilleures sources de protéines végétales n’arrivent qu’à la moitié de ces teneurs, la farine de soya par exemple ne contenant « que » 35% de protéines brutes. En terme de rendement en protéines, il faut aussi considérer que la totalité de la spiruline est consommable (contre une petite fraction pour les végétaux habituels); l’azote apporté par les engrais est donc bien plus efficacement convertit en protéines comestibles pour l’homme. On relève toutefois une variation du contenu en protéines de 10 à 15% selon le moment de la récolte par rapport à la photopériode, les valeurs les plus fortes étant obtenues au début de la période lumineuse (Van Rijn, 1986; AFAA, 1982). 

 

D’un point de vue qualitatif, les protéines de la spiruline sont complètes, car tous les acides aminés essentiels y figurent, ils représentent 47% du poids total des protéines (Bujard, 1970). Parmi ces acides aminés essentiels, les plus faiblement représentés sont les  acides aminés soufrés: méthionine et cystéine (AFAA, 1982; Bujard, 1970; Clément, 1967), qui sont toutefois présents à plus de 80% de la valeur idéale définie par la FAO (sur la base de l’albumine d’oeuf et de la caséine). Il semble aussi qu’une des méthodes de séchage utilisée dans l’industrie, le séchage sur tambours chauffants, réduise la teneur en méthionine d’environ 30% par  rapport au séchage par pulvérisation (Vermorel, 1975). La lysine serait aussi légèrement sous  représentée d’après certains auteurs (PAG, 1974), suffisante d’après d’autres (Clément, 1967).  Ce spectre d’acides aminés montre que la valeur biologique des protéines de la spiruline est très haute, et que l’optimum pourrait être  atteint par complémentation avec une bonne source d’acides aminés soufrés et éventuellement de lysine et/ou d’histidine: des céréales comme le riz, le blé et le millet par exemple, ou certains oléagineux comme le sésame devraient être d’excellents compléments.

 

Remarquons que les populations du Tchad qui consomment de la spiruline, l’associent au mil qui est spécialement riche en méthionine et cystéine (Léonard, 1967). 

 

A noter que les protéines majeures de la spiruline sont les phycocyanines (des composants de l’appareil photosynthétique des cyanobactéries). Naturellement colorées d’un bleu intense et pourvue d’une fluorescence rouge, les phycocyanines sont responsables du bleuissement de la poudre de spiruline exposée trop longtemps à la lumière : moins sensible que la chlorophylle à la photo-destruction, leur couleur domine lorsque le  vert chlorophyllien disparaît.  C’est aussi aux phycocyanines que l’on doit l’intense couleur bleue qui apparaît plus ou moins rapidement lorsque l’on réhydrate de la spiruline séchée : l’éclatement des cellules libère ces protéines très solubles dans l’eau, alors que la chlorophylle reste associée aux débris cellulaires.

 

1.2.  Utilisation protéique nette (NPU)

 

L’utilisation des protéines ingérées est déterminée par la digestibilité, c’est-à-dire la proportion d’azote protéique absorbée, ainsi que par la composition en acides aminés (plus d’autres facteurs dépendant de l’animal ou de l’individu concerné: âge, sexe, état physiologique…). La valeur de NPU est déterminée expérimentalement en calculant le pourcentage d’azote retenu lorsque la source de protéines étudiée est le seul facteur nutritionnel  limitant. On étudie généralement cette valeur dans différentes situations: croissance active, état adulte, convalescence (WHO, 1973).

 

Contrairement à d’autres micro-organismes proposés comme sources de protéines (levures, chlorelles, …) la spiruline ne contient pas de parois cellulosiques mais une enveloppe de muréine relativement fragile (AFAA, 1982; Bujard, 1970; Challem, 1981; Furst, 1978). Ce fait explique la très bonne digestibilité des protéines de la spiruline simplement séchée: de 83 à 90% (caséine pure 95.1%) (Dillon, 1993; Santillan, 1974).

 

Ainsi la spiruline ne nécessite ni cuisson ni traitements spéciaux destinés à rendre ses protéines accessibles. C’est un avantage considérable tant du point de vue simplicité de production que pour la préservation de constituants de hautes valeurs  tels que vitamines et acides gras polyinsaturés (voir plus loin). Relevons aussi que l’absence de besoin de cuisson est un atout supplémentaire dans les régions où le bois de feu reste la principale (ou la seule) source d’énergie utilisée à cet effet.   La valeur NPU de la spiruline est estimée entre 53 et 61% soit 85 à 92% de celle de la caséine (Ciferri, 1983; Ciferri, 1985; Santillan, 1974).

 

 

  1.3.  Efficacité protéique (PER)

 

Il s’agit du gain de poids de l’animal ou de l’individu, divisé par le poids de protéines ingérées. Ces mesures sont en général effectuées sur  le rat en croissance. Les protéines de référence sont la lactalbumine ou la caséine (WHO, 1973).

 

La valeur PER de la spiruline, déterminée chez le rat en croissance est estimée, suivant les auteurs, entre 1.80 et 2.6 (Furst, 1978; Santillan, 1974; Sautier, 1975), la valeur PER de la caséine étant de 2.5. 

 

La vitesse de croissance de rats recevant des spirulines comme seule source de protéines est supérieure ou égale à celle des rats témoins. De plus après supplémentation en acides aminés essentiels, les rats recevant des spirulines ont fixé, pour une même quantité d’énergie métabolisable, des quantités de protéines égales ou plus importantes que les rats témoins. Ces résultats indiquent une bonne utilisation métabolique des acides aminés des spirulines, ce qui est encore confirmé par les teneurs en acides aminés libres trouvées dans le sang et les muscles des animaux testés (Vermorel, 1975)

 

 

 

L’effet de la complémentation des céréales  par de la spiruline a été évalué avec les résultats suivants chez le rat (Anusuya, 1983) :

 

Spiruline 1.90

Maïs 1.23

Riz 2.20

Blé 1.15

Riz + spiruline (3:1)  2.35

Riz + spiruline (1:1)  2.40

Blé + spiruline (3:1)  1.42

Blé + spiruline (1:1)  1.90

Maïs + spiruline (3:1)  1.80

Maïs + spiruline (1:1)  1.72

Maïs + avoine + spiruline (3:2:5)  1.90

Maïs + Riz + spiruline (2:2:1)  1.95

 

Tableau 1 :

rapports d’efficacité protéique comparés, intérêt des complémentations.

 

 

 Chez l’homme, bien que rares, les études  effectuées tendent à montrer des résultats similaires à ceux obtenus sur les animaux, quoique la digestibilité semble un peu plus faible (Proteus, 1975; Sautier, 1975; Vermorel, 1975).

 

Plusieurs études se sont penchées sur l’extraction et la purification des protéines de la spiruline (Al’bitskaia, 1979 ; Arai, 1976; Chronakis, 2001). Il s’agissait, la plupart du temps, d’augmenter l’acceptabilité supposée de ces protéines, en les débarrassant des matières colorantes et/ou odorantes qui les accompagnent dans la spiruline. Bien que techniquement faisables, ces démarches restent d’un intérêt fort limité parce qu’elles renchérissent encore  le prix déjà élevé de la protéine de spiruline. Elles s’apparentent aux études menées sur l’élimination des composés odorants de la spiruline (Qiuhui, 1999) qui nous semblent peu intéressantes vu la complexité technique à mettre en œuvre.

 

La spiruline est récemment devenue un véritable outil pour l’étude du métabolisme des protéines et des acides aminés : il est en effet facile de marquer uniformément les protéines de la spiruline en faisant croître ce micro-organisme dans un milieu de culture contenant de l’azote-15 (15N, un isotope lourd mais non-radioactif de l’azote).

 

Marqué de  cette façon, il est ensuite aisé de suivre le devenir de ces protéines et de leurs acides aminés  constitutifs lors de leur digestion puis de leur métabolisation par des animaux ou des humains.

 

2.  LIPIDES

 

Diète Rapport d’efficacité Protéique

 

Bien que plusieurs publications (Bujard, 1970; Challem, 1981; Eartrise, 1986; Santillan, 1974) ont donné une valeur de 5.6 à 7% du poids sec en lipides totaux, de meilleurs systèmes d’extraction permettent d’obtenir des valeurs situées entre 6 et 13% (Hudson, 1974; Cohen, 1997; Xue, 2002). 

 

Ces lipides totaux peuvent être séparés en une fraction saponifiable (83%) et une fraction insaponifiable (17%), contenant essentiellement des paraffines, des pigments, des alcools terpéniques et des stérols (Bujard, 1970;Clément, 1975; Santillan, 1974). 

 

La fraction saponifiable est surtout composée de monogalactosyl diglycérides et de digalactosyl diglycérides, 23%, de sulfoquinovosyl diglycéride, 5%, et de phosphatidyl glycérol, 25.9% (Xue, 2002). On ne trouve ni phosphatidyl choline, ni phosphatidyl éthanolamine, ni phosphatidyl inositol en quantités appréciables. Les triglycérides sont rares 0.3%. On détecte en outre 4.6% de phospholipides indéfinis.

 

 

  2.2.   Acides gras

 

 On considère que chez l’homme, les besoins en acides gras essentiels sont de 1 ou 2% des calories alimentaires pour l’adulte et de 3% pour les enfants (Man.Merck, 1994; Pascaud, 1991). 

 

Il est maintenant bien établi que l’apport de lipides essentiels influe (entre autres) sur le système immunitaire tant humoral que cellulaire (Hwang, 1989). On range actuellement les acides gras essentiels en deux groupes (oméga-3 et oméga-6) caractérisés par la position de l’insaturation la plus proche du groupe méthyl terminal.

 

Comme les acides oméga-3 et oméga-6 sont convertis chez l’homme en dérivés biochimiques distincts qui semblent avoir des effets antagonistes,  certains spécialistes recommandent actuellement un rapport oméga-6/oméga-3 situé entre 4 et 5 (Pascaud, 1993).

 

Pour une analyse détaillée des acides gras de la spiruline, on se rapportera à  Hudson et Karis (Hudson, 1974); les glycolipides de la spiruline ont aussi été étudiés en détail (Xue, 2002). L’extraction par le gaz carbonique super-critique des lipides de la spiruline, et particulièrement de l’acide linolénique semble la méthode de choix pour une extraction quantitative (Mendes, 2005).

 

 

Profil typique des acides gras de la spiruline (Arthrospira sp)

Acides gras  % des acides gras totaux

palmitique (16:0)  25-60%

palmitoléique (16:1) oméga-6 0.5-10%

stéarique (18:0)  0.5-2% 

oléique (18:1) oméga-6 5-16%

linoléique (18:2) oméga-6 10-30%

gamma-linolénique (18:3) oméga-6 8-40%

alpha-linolénique (18:3) oméga-3 absent

 

  Tableau 2: principaux acides gras de la spiruline.

 

 

Les premières publications mentionnant  la présence d’acide gamma-linolénique (GLA) dans la spiruline indiquaient que celui-ci ne  représentait que 10 à 20% des acides gras de S. maxima, c’est-à-dire 1 – 2% du sec (23-32-49), alors qu’on en trouvait jusqu’à 40% chez S. platensis, soit environ 4% du poids sec de spiruline. Cette distinction doit maintenant être prise avec précaution (voir note préliminaire).

 

Les mesures effectuées par Antenna Technologies en utilisant une technique d’estérification  préservant les acides gras fortement insaturés ont montré d’importantes variations en GLA pour trois échantillons : 18% des acides gras totaux pour un échantillon provenant du Costa-Rica, 28% pour un échantillon cultivé en France et 32% pour un échantillon provenant d’Equateur (J. Falquet, 2003 résultats non-publiés).

 

Malgré ces variations, la spiruline peut être considérée comme l’une des meilleures sources connues d’acide gamma-linolénique, après le lait humain et quelques huiles végétales peu courantes et fort chères (huiles d’onagre, de bourrache, de pépin de cassis et de chanvre) (Ciferri, 1983).

 

La présence d’acide gamma-linolénique, 18:3oméga-6 (Otles, 2001) est à souligner du fait de sa rareté dans les aliments courants et de sa haute valeur alimentaire présumée. Normalement synthétisé chez l’homme (à partir de l’acide linoléique,18:2oméga-6, d’origine végétale) l’acide gamma-linolénique peut néanmoins être directement assimilé avec profit en cas de trouble ou d’insuffisance de sa synthèse endogène (Man. Merck, 1994).

 

L’importance  de ces acides gras tient à leurs devenirs biochimiques: ce sont les précurseurs des prostaglandines, des leukotriènes et des tromboxanes qui sont autant de médiateurs chimiques des réactions inflammatoires et immunitaires.

 

D’autres acides gras essentiels sont  également présents, comme l’acide linoléique (18:2)oméga-6.

 

Notons aussi une assez forte proportion d’acide palmitique, 16:0, de 25 à 60% selon les publications, ce qui probablement reflète encore une fois la variabilité entre échantillons. Quant aux sulfolipides tels que les sulfoquinovosyl-diglycérides (5% de la fraction saponifiable), ils suscitent actuellement de nouvelles recherches sur leurs propriétés thérapeutiques (Quasney, 2001) depuis qu’une activité protectrice contre l’infection des cellules helper-T par le VIH leur a été attribuée (Gustafson, 1989).

 

A noter encore l’absence d’acides gras au nombre de carbone impair (Clément, 1975) et une très faible teneur en acides gras à chaînes  ramifiées (Bujard, 1970), deux types de lipides non métabolisables par les animaux supérieurs. Enfin, la spiruline a été recommandée comme supplément alimentaire en cas de carence en acides gras essentiels (Hudson, 1974). 

 

Il semble bien établi que le contenu en acide gras de la spiruline puisse être facilement modifié suivant les conditions de culture (Colla,  2004). De plus, l’ajout de certains acides gras directement dans le milieu de culture de la spiruline peut largement modifier la composition lipidique de celle-ci; ainsi en ajoutant des sels d’acide linoléique (C18 :2), on peut considérablement modifier la teneur en acide gamma-linolénique ainsi qu’en sulfolipides de la spiruline (Quoc, 1994; Durand-Chastel, 1999).

 

Enfin, d’importantes variations dans le profile des acides gras ont été étudiées entre différentes souches de spiruline (Arthrospira sp) et l’absence d’acide alpha-linolénique a été bien établie. Ce dernier acide gras peut même être considéré comme un facteur de discrimination entre le genre Arthrospira (qui n’en contient pas) et le genre Spirulina, qui en contient toujours (Mühling, 2005).

 

 

2.3.   Lipides insaponifiables

 

     2.3.1. Stérols

 

    Bien que certains travaux (Bujard, 1970) soulignent l’absence de stérols, il semble que ces produits représentent 1.5% de la fraction non polaire des lipides de S. Maxima. Aucune publication ne dépasse toutefois la valeur de 0.015% du poids sec de la spiruline en stérols libres (Clément, 1975;Hudson, 1974; -Santillan, 1974). Les stérols identifiés sont surtout le clionastérol,  l’avenasterol et, en plus faible quantité, le  cholestérol (Paoletti, 1981). On trouverait aussi du beta-sitosterol (Martinez-Nadal, 1971; Santillan, 1982).. Certains de ces stérols pourraient être en rapport avec l’activité antimicrobienne des spirulines (Clément, 1975).

 

 

     2.3.2. Terpènes

 

    Les alcools terpéniques représentent 5 à 10% de l’insaponifiable, il s’agit essentiellement d’alpha- et de béta-amyrine, un triterpène pentacyclique. S. Maxima contiendrait aussi un alcool triterpénique saturé non identifié (Clément, 1975), mais aucune étude ultérieure ne vient confirmer cette information.

 

2.3.3.  Hydrocarbures saturés (paraffines).

 

    Les hydrocarbures saturés à longues chaînes représentent une fraction importante de l’insaponifiable, 25%, tant chez  S. Platensis que chez S. Maxima (Bujard, 1970). Il y a donc entre 0.1 et 0.3% d’hydrocarbures saturés dans la matière sèche des spirulines. 

 

Les deux tiers de ces hydrocarbures sont constitués de n-heptadécane, le reste comprenant dans l’ordre, les hydrocarbures linéaires saturés en C15, C16, C18 ainsi que trois hydrocarbures saturés à chaînes ramifiées, non identifiés (Tulliez, 1975). 

 

La présence de telles paraffines n’est pas exceptionnelle: on en trouve par exemple entre 0.1 et 0.5% dans certaines levures alimentaires. La métabolisation de ces produits, et plus particulièrement de l’heptadécane sera discutée dans la partie concernant les essais toxicologiques.

 

3.   GLUCIDES.

 

Les glucides constituent globalement 15 à 25% de la matière sèche des spirulines (Quillet, 1975). L’essentiel des glucides assimilables est constitué de polymères tels que des glucosannes aminés (1.9% du poids sec) et des rhamnosannes aminés (9.7%) ou encore de glycogène (0.5%). Les glucides simples ne sont présents qu’en très  faibles quantités Ce sont le glucose, le fructose et le saccharose; on trouve aussi des polyols comme le glycérol, le mannitol et le sorbitol.

 

Les parois cellulaires des spirulines s’apparentent à celles des bactéries Gram-positives puisqu’elles sont formées de glucosamines et d’acide muramique associés à des peptides. Bien que non digestibles, ces parois sont relativement fragiles  et rendent le contenu cellulaire très accessible aux enzymes de digestion: c’est là un avantage important par rapport aux organismes pourvus de parois cellulosiques (levures, chlorelles…).

 

Du point de vue nutritionnel, la seule substance glucidique intéressante par sa quantité chez la spiruline est le méso-inositol phosphate qui constitue une excellente source de phosphore organique ainsi que d’inositol (350-850 mg/kg mat. sèche)  (Challem, 1981; Nippon-Ink, 1977). Cette teneur en inositol est environ huit fois celle de la viande de boeuf et plusieurs centaines de fois celle des végétaux qui en sont les plus riches

 

Il faut toutefois remarquer qu’une teneur si élevée en cyclitols phosphates pourrait avoir à la longue un effet décalcifiant, si l’apport en calcium se trouvait insuffisant. Heureusement, dans le cas de la spiruline, ce danger est écarté par sa richesse en calcium, comparable à celle du lait (Challem, 1981; Earthrise, 1986) (voir « oligo-éléments »).

 

Notons que les polysaccharides de la spiruline auraient des effets de stimulation des mécanismes de réparation de l’ADN (Pang, 1988) ce qui pourrait expliquer un effet radioprotecteur plusieurs fois mentionné  à propos de la spiruline (Qishen, 1989).

 

D’autres explications ont été avancées pour expliquer cet effet, notamment la neutralisation des radicaux libres générés par l’irradiation.

 

Cette neutralisation rapide  serait due prioritairement au beta-carotène, mais peut-être également à la phycocyanine. D’autre part, les métallo-thionéines abondantes dans la spiruline pourraient être impliquées dans l’excrétion accélérée de certains radioisotopes tel qu’il a été observé lors d’une étude nutritionnelle portant sur un groupe d’enfants de Biélorussie gravement contaminés par les suites de la catastrophe de Tchernobyl (Loseva,  1993).

 

Ces polysacharides auraient également des propriétés immunostimulantes et immunorégulatrices (Baojiang, 1994; Evets, 1994; Zhang, 1994). 

 

Un polysaccharide spécifique de la spiruline,  le spirulan, a été isolé et partiellement caractérisé (Lee, 1998; Lee, 2000). Porteur de nombreux résidus sulfate et contenant de l’acide uronique, il est fortement polyanionique; son squelette consiste essentiellement en méthyl-rhamnose et méthyl-xylose. Cette substance  semble prometteuse comme anti-viral dans certaines applications thérapeutiques (Hayashi, 1996, Rechter, 2006).

 

Polyhydroxybutyrates (PHB)

 

Le PHB est un polymère de réserve accumulé par de nombreuses bactéries; c’est un peu l’homologue de l’amidon chez les plantes et du glycogène chez les animaux. Non-métabolisable par l’homme, il ne semble présenter aucune toxicité. Certaines publications font état de teneurs en Pvoisines de 6% du poids sec  de la spiruline (Campbell, 1982), mais il semble que ces teneurs venaient d’un milieu de culture particulier (contenant de l’acétate), alors que les spirulines provenant de milieux entièrement minéraux ne contiendraient pas plus de 0.3% de PHB (Vincenzini, 1990). 

 

4.   ACIDES NUCLEIQUES

 

 

La teneur en acides nucléiques (ADN et ARN)  est un point nutritionnel important car la dégradation biochimique d’une partie de leurs composants (les purines: adénine et guanine) produit en dernier lieu de l’acide urique. Or une élévation du  taux d’acide urique plasmatique peut produire à la longue des calculs rénaux et des crises de goutte.

 

On admet généralement que la dose maximum admissible à long terme d’acide nucléique se situe aux alentours de quatre grammes par jour, pour un adulte (Boudène, 1975). Il faut ajouter que l’ARN produit deux fois plus d’acide urique que l’ADN, pour une même teneur en purines et que l’élévation du taux d’acide urique dépend aussi de multiples facteurs, tels que l’âge, le sexe ou encore l’obésité…

 

Chez S. Platensis comme chez S. Maxima, on rapporte des valeurs de 4.2 à 6% d’acides nucléiques totaux dans la matière sèche (Santillan, 1974; AFAA, 1982). La proportion d’ADN serait d’un quart à un tiers par rapport à l’ARN (15). Ces chiffres sont à mettre en rapport avec d’autres aliments (tableau 3). La teneur en acides nucléiques des spirulines est très inférieure à celle de la généralité des unicellulaires.

 

 

Aliments

 

Acides nucléiques totaux  (% mat. sèche)

Viande de boeuf                    1.5

Foie de boeuf                         2.2

Spiruline                                4-6

Levure                                  23

 

Tableau 3 : teneur en acides nucléiques de quelques aliments

 

 

En se basant sur une valeur moyenne de 5% en acides nucléiques, la limite quotidienne de 4 grammes d’acides nucléiques représente le contenu de 80 grammes de spiruline sèche. Cette quantité équivaut à environ huit fois la dose de spiruline recommandée comme supplément alimentaire. On peut donc raisonnablement penser que la teneur en acides nucléiques de la spiruline ne pose pas de problèmes, même à long terme et pour des doses élevées.

 

 

5.  VITAMINES

 

 

  5.1.  Provitamine A (ß-carotène)

 

  Le ß-carotène représente 40 à 80% des caroténoïdes présents dans la spiruline, le reste étant composé principalement (par ordre décroissant) de xanthophylle, de cryptoxanthine, d’échinénone, de zéaxanthine et de lutéine (Palla, 1969). On trouve entre 700 et 2000 mg de beta-carotène et environ 100 à 600 mg de cryptoxanthine par kilo de spiruline sèche (Careri, 2001), ces deux caroténoïdes sont convertibles en vitamine A par les mammifères. Les besoins en vitamine A sont estimés chez l’adulte à moins d’un mg par jour (Evets, 1994); d’autre part, la conversion du b-carotène en vitamine A se fait chez l’humain dans une proportion d’environ 17 à 20% seulement, proportion qui peut aussi varier selon la dose de b-carotène absorbée (Tang, 2000) et, sans  doute, selon l’état physiologique de la personne.

 

Quelques grammes de spiruline suffisent donc à couvrir entièrement les besoin en vitamine A d’un adulte. D’autre part, l’absence de rétinol (vitamine A  libre) exclut un éventuel risque de surdosage, le b-carotène n’étant pas toxique par accumulation au contraire de la vitamine A. Il faut souligner que chez la femme enceinte, la surdose en vitamine A peut entraîner des malformations du fœtus : ce risque est si réel que l’OMS a édicté une série de recommandations en vue de sécuriser l’apport de vitamine A aux femmes en âge de procréer (WHO, 1998).

 

Etrangement, ce document ne mentionne nulle part l’apport de caroténoïdes (comme ceux de la spiruline) comme alternative sans danger à la délicate supplémentation en vitamine A.

 

 Les valeurs en beta-carotène données plus haut pour la spiruline on été relevées dans des échantillons de spiruline séchée par pulvérisation,  donc sans chauffage; dans le cas du séchage sur tambours chauffants, ces valeurs seraient à diminuer de près d’un tiers (Bujard, 1970). Les caroténoïdes étant très sensibles à l’oxydation, il est impératif de tenir compte des procédés de séchage utilisés pour l’obtention des échantillons de spiruline sur lesquels des mesures ont été effectuées. Suivant le type de séchage, mais aussi suivant la granulométrie du produit final, de fortes différences de préservation immédiate, ainsi que de conservation à long terme ont été mesurées pour le beta-carotène (Seshadri, 1991).

 

Du point de vue du carotène, la meilleure méthode de séchage serait la lyophilisation (malheureusement très chère), suivie du séchage en couche mince à température inférieure à 60°C; pour la conservation à long terme, la spiruline en flocons ou en semoule grossière serait supérieure à la spiruline en poudre.

La biodisponibilité des caroténoïdes de la spiruline a été démontrée aussi bien chez le rat que chez le poulet (Kapoor, 1993; Mitchell, 1990;  Ross, 1990). Cette biodisponibilité a aussi été démontrée chez l’homme (Gireesh, 2004).

 

Des études cliniques ont également prouvé l’excellente utilisation des caroténoïdes de la spiruline chez l’humain (Annapurna, 1991).

 

De plus, une étude portant sur 5’000 enfants indiens d’âge pré-scolaire a montré la surprenante efficacité d’une dose quotidienne unique d’un gramme de spiruline sur la déficience chronique en vitamine A. Après 5 mois, la proportion d’enfants gravement déficients en vitamine A, c’est-à-dire présentant le symptôme de la « tache de Bitot » sur la conjonctive de l’oeil, est passée de 80%  à  10%. (Seshadri, 1993).

 

Cette étude semble bien démontrer que de très faibles doses de spiruline suffisent déjà à réduire considérablement les risques de cécité et d’atteintes neurologiques consécutives à la déficience en vitamine A chez l’enfant.

 

Une étude en cours, soutenue par la fondation Nestlé, vise à déterminer précisément  le devenir des caroténoïdes de la spiruline consommée par l’homme. Cette étude fait appel à de la spiruline cultivée dans de l’eau lourde (D2O) afin d’en marquer isotopiquement  les caroténoïdes : il devient ainsi possible de suivre le cheminement métabolique de ces constituants de la spiruline (Tang, 2000; Gireesh, 2001).

 

Divers travaux sur la supplémentation en vitamine A avaient suggéré une relation entre la carence en cette vitamine et le risque de transmission materno-fœtale du virus HIV (Semba, 1994). Bien que ce sujet reste controversé, une récente méta-analyse du réseau Cochrane conclut qu’il n’y a pas de réelles évidences permettant de croire que l’apport de vitamine A puisse diminuer le risque de transmission du virus du SIDA de la femme enceinte à son enfant (Shey Wiysonge, 2003).

 

  5.2.  Vitamine E (tocophérols)

 

  On trouve 50 à 190 mg de vitamine E par kilo de spiruline sèche (Challem, 1981; Earthrise, 1986; Nippon-Ink, 1977), teneur comparable à celle des germes de blé. Une publication plus récente et faisant appel à de meilleures techniques analytiques n’a trouvé que 13 mg/kg de tocophérol  Gomez-Coronado DJ, 2004).

 

Ce travail n’a toutefois pas été effectué sur de la spiruline fraîchement cultivée, mais sur des échantillons commerciaux d’origines indéterminées.

 

Ces disparités de résultats pourraient provenir de nombreux facteurs dépendant en premier lieu des conditions de culture, mais surtout de séchage de la spiruline. Il est, par exemple, très probable que le séchage par « spray-drying » qui brise très fortement les filaments de spiruline réduise considérablement la durée de conservation des vitamines sensibles à l’oxydation, dont la vitamine E. Les besoins quotidiens en vitamine E seraient de 15 U.I. (Guyton, 1986) soit 12 mg de tocophérols libres. Les propriétés anti-oxydantes du tocophérol pour les acides gras insaturés pourraient expliquer la bonne conservation de ces derniers dans la spiruline séchée.     

 

  5.3. Vitamines hydrosolubles

 

  Bien que moins riche que la levure en vitamines du groupe B (B12 excepté), la spiruline constitue pourtant une bonne source de ces cofacteurs:

 

Vitamine  Teneur (mg/kg)  Besoin/jour (adulte)

(24-25)

B1 34-50  1.5 mg

B2 30-46  1.8 mg

B6   5-8  2.0 mg

B12 0.10-0.34*  0.003 mg

Niacine 130  20 mg

Folate 0.5  0.4 mg

Panthoténate  4.6 – 25  6 – 10 mg

Biotine  0.05  0.1 – 0.3 mg

C  traces  15 – 30 mg

* hors pseudo-vitamine B12 (voir plus bas)

 

Vitamine B12

 

  Il faut souligner la teneur exceptionnelle en vitamine B12 (cobalamine) qui est de loin la vitamine la plus difficile à obtenir dans un régime sans viande car aucun végétal courant n’en contient. Déterminée selon l’ancienne méthode standard, la spiruline en serait quatre fois plus riche que le foie cru, longtemps donné comme meilleure source. Il faut pourtant noter qu’ il  existe une controverse à propos de la biodisponibilité réelle du  complexe B12  de la spiruline chez l’homme. Certains tests radiochimiques de liaison au facteur intrinsèque nieraient la présence de vitamine B12 « active » dans la spiruline (Leitzmann, 1993).

 

Ces résultats seraient  variables selon les souches de spiruline et cette même méthode d’analyse révèlerait de hautes teneurs  en B12 « active » dans certaines souches (Hau,1995). Il semble maintenant que la méthode de choix pour le dosage de la vitamine B12 soit basée sur la chimiluminescence. En utilisant cette méthode, une  souche particulière de spiruline (NIES-39) a été soigneusement étudiées en terme de contenu et d’identité des composés de la famille de la vitamine B12, les corrinoïdes (Watanabe, 1999, 2002).

 

Il en résulte que le corrinoïde prédominant (83%) est une pseudo-B12, la 7-adeninyl cyanocobamide, mais que la véritable vitamine B12 représente tout de même 17% des corrinoïdes totaux. Le composé prédominant ne semble pas avoir d’activité B12 chez l’homme, mais il n’interfère pas dans le métabolisme normal de la vitamine B12 (Watanabe, 1999).

 

Il est d’autre part démontré  que l’apport de cobalt au milieu de culture provoque, au moins pour la souche testée, une forte accumulation de pseudo-B12, mais n’augmente pratiquement pas la teneur en véritable B12 : on peut donc raisonnablement conseiller la suppression du cobalt dans les formules de milieu de culture pour la spiruline (les traces de ce métal présentes dans les autres ingrédients ou dans l’eau suffisent largement à la synthèse de la véritable B12 de  la spiruline). Une note technique de la firme « Cyanotech » mentionne une teneur totale en corrinoïdes  de 7 micro-gramme par gramme de spiruline et une fraction de 36% représentant la vitamine B12 assimilable par l’homme (Todd-Lorentz, 1999).

 

Ces valeurs indiquent qu’un gramme de cette spiruline couvrirait plus de 80% des apports quotidiens en B12 pour un adulte. Il serait hautement souhaitable que des recherches spécifiques soient entreprises afin de déterminer si certaines souches de spiruline, ou certaines conditions de culture, permettraient l’obtention d’un meilleur rapport B12/analogues inactifs.

 

Quoi qu’il en soit de la spiruline, il est  maintenant établit que bien d’autres sources alimentaires de vitamine B12 (peut-être toutes !) contiennent elles-aussi de fortes proportions d’analogues non-métabolisables par l’homme (voir par ex. Kondo, 1980 ou Kelly, 2005). Les valeurs de vitamine B12 données pour les denrées alimentaires usuelles devraient donc, elles aussi, faire l’objet d’une révision à la baisse, afin de tenir compte d’une proportion d’analogues sans intérêt nutritionnel. Il semble même que les préparations multivitaminées synthétiques, lorsqu’elles contiennent de la vitamine B12, renferment aussi des proportions variables d’analogues non-métabolisables, provenant apparemment de réactions entre la « vraie » B12 et d’autres composés comme le fer ou la vitamine C  (Herbert, 1982). 

 

  La carence en vitamine B12 (anémie pernicieuse) provient soit d’un défaut d’apport alimentaire en cette vitamine (cas de régimes végétaliens stricts) soit d’un défaut d’absorption. Dans ce dernier cas, un supplément de vitamine B12 ne pourra être donné par voie orale : seules des injections permettrons d’améliorer durablement l’état du patient. Il semble d’autre part que certains états pathologiques entraînent systématiquement une déficience en vitamine B12, c’est le cas des infections à VIH menant au SIDA (Harriman, 1989; Rule, 1994)

 

Bioptérine 

 

La spiruline contient une grande quantité de bioptérine (plus précisément l’alpha-glucoside de la bioptérine), qui semble jouer un rôle fondamental dans la protection de l’appareil photosynthétique contre les rayons UV (Noguchi, 1999). Cette substance fortement fluorescente peut, chez l’homme, être convertie en un co-facteur enzymatique d’une très  grande importance, la tétrahydrobioptérine. On ne peut considérer cette substance comme une vitamine, car elle peut être entièrement synthétisée chez l’humain; il existe toutefois des situations pathologiques (Hattori, 2002) liées à un manque de synthèse, situation qui peuvent être améliorée par un apport externe de tétrahydrobioptérine. L’efficacité de la bioptérine elle-même, par voie orale, n’est pas connue à ce jour.

 

6.  MINERAUX ET OLIGO-ELEMENTS

 

 

 

Analyse typique (spiruline sèche): mg/kg

 

 

Minéraux Teneur de la spiruline(mg/kg)

Doses requises*

(mg/jour)

Calcium  1300 – 14000   1200

Phosphore  6700 – 9000  1000

Magnésium  2000 – 4000  250-350

Fer 600 -6000** 18

Zinc  21 – 6000**  15

Cuivre  8 – 2000**  1.5 – 3

Chrome  2.8  0.5 – 2

Manganèse  25 – 37  5

Sodium 4500 500

Potassium  6400 – 15400  3500

Sélénium 0.01-50** 0.05

 

*   Pour l’adulte (NRC, 1980).

** Valeurs obtenues par enrichissements spécifiques 

 

 

 

Les minéraux spécialement intéressants chez la spiruline sont le fer, le zinc, le magnésium, le calcium, le phosphore et le potassium. 

 

6.1. Fer

 

La très haute teneur en fer de la spiruline  cultivée (550-6000 mg/kg) est à souligner doublement du fait que les carences en fer sont très répandues (anémies ferriprives), surtout chez les femmes et les enfants et que les bonnes sources alimentaires de fer sont rares.

 

Par comparaison les céréales complètes, classées parmi les meilleures sources de fer, n’en contiennent que 150 à 250 mg/kg; de plus le fer d’origine végétale ne présente qu’une très faible biodisponibilité, seul environ 5% de ce fer est réellement absorbable, à cause de la présence de facteurs anti-nutritionnels (comme les phytates et les tanins) qui empêchent la métabolisation du fer. Quant aux suppléments de fer donnés sous forme de sulfate ferreux, ils peuvent poser des problèmes de  toxicité, probablement à cause de leur effet pro-oxydant et sont souvent responsables de diarrhées ou d’autres signes d’intolérance.

 

Dans le cas de la spiruline, la biodisponibilité élevée du fer a été  démontrée tant chez le rat (Johnson, 1986; Kapoor, 1993b) que chez l’homme (Puyfoulhoux, 2001). Cette dernière étude démontre que le fer de la spiruline est mieux absorbé que celui de la viande, ce qui est exceptionnel pour un fer non-héminique.

 

Selon les mêmes travaux, le taux de formation de ferritine après digestion de spiruline serait plus de six fois plus élevé que dans le cas d’une même quantité de fer apporté par digestion de viande.

 

Un essai portant sur 26 patients ayant une hémoglobinémie  comprise entre 120 et 146 g/l a comparé l’apport de fer sous forme de spiruline ou de sulfate de fer : après quatre semaines de supplémentation par l’équivalent de 10.3 mg de fer par jour, l’hémoglobine du groupe spiruline avait augmenté en moyenne de 5 g/l alors qu’elle n’avait progressé que d’ 1 g/l chez les  patients sous sulfate de fer (Ribadeneira, 2000).

 

Ces résultats pourraient en partie s’expliquer par un effet de la phycocyanine (dont la spiruline est très riche) et pour laquelle certains auteurs invoquent une stimulation de l’érythropoïèse ( Zhang, 1994).

 

 Les spirulines naturelles contiennent rarement plus de 500 mg/kg de fer, quoique des valeurs supérieures à 1000 mg/kg de fer ont été publiées (Campanella, 1999). Dans le cas des spirulines cultivées, l’ajout au milieu de culture de sels de fer, souvent complexés à l’EDTA ou à l’acide citrique, élève facilement ces valeurs entre 600 à 1000 mg/kg, voire bien au delà. On trouve sur le marché européen des spirulines titrant près de 6000 mg/kg en fer 2+ (Biorigin, 2006).

 

Certains brevets récents semblent impliquer la possibilité d’enrichir la spiruline en fer jusqu’à des niveaux extrêmes (supérieurs à 25’000 mg/kg). Il est évident que de tels niveaux de  fer placent ces spirulines dans un domaine plus pharmaceutique qu’alimentaire et pourraient poser d’éventuels problèmes de surdose en fer. Relevons que la thématique du fer dans le cadre de la malnutrition infantile est complexe : l’enfant gravement dénutris possède généralement un important stock de fer hépatique qui  provient d’une incapacité à éliminer ou à recycler le fer libéré par la fonte musculaire ou l’hémolyse (Briend, 1998).

 

Ce n’est qu’au cours de la reprise de poids qu’un apport en fer est indispensable. L’apport de fer alimentaire est lui aussi complexe, car à la problématique des facteurs anti-nutritionnels qui en limitent la biodisponibilité, il s’ajoute le fait que, chez l’humain, l’absorption du fer ne s’effectue que sur une très courte portion du tube digestif, au niveau du duodénum. Cette absorption dépend aussi de l’état d’oxydation du fer, le fer 2+ étant mieux assimilé que le fer  3+. 

 

 

6.2. Zinc

 

 

Chez les animaux supérieurs, dont l’Homme, le zinc est essentiel au bon fonctionnement du système immunitaire, et les personnes souffrant d’une carence importante présentent une susceptibilité accrue à divers agents pathogènes (Shankar, 1998). Des carences en zinc sont fréquemment associées à des diarrhées, à l’anorexie, à des problèmes cutanés, ou à l’infection au VIH (Melchior, 1997). Plusieurs études cliniques ont montré que les supplémentations en zinc pouvaient réduire les diarrhées, les infections respiratoires aigües, ou encore la sévérité et la mortalité liée au paludisme (Gibson, 2005).

 

Le zinc participe également à la croissance, au développement cognitif et au fonctionnement moteur, notamment chez l’enfant (Black, 2003). Après la vitamine A, le fer et l’iode, le zinc fait maintenant l’objet d’une très forte attention : il s’agit sans doute du quatrième micro-élément majeur dans la lutte contre la malnutrition (Gibson, 2005).

 

L’absorption du zinc se fait dans l’intestin grêle. Sa biodisponibilité dépend surtout de la composition du  repas : tout comme pour le fer, la présence de phytates ou de tanins réduit fortement la proportion de zinc absorbé (WHO, 2004). Les protéines animales sont de bonnes sources en zinc biodisponibles, mais elles sont souvent rares dans les pays en développement. 

 

La spiruline cultivée sans apport intentionnel  de zinc au milieu de culture n’en contient généralement que des traces (21-40 microg/g), alors  qu’on peut en trouver dans certaines spirulines naturelles près de 400 microg/g (Campanella, 1999).  Ces valeurs sont insuffisantes pour que ces spirulines puissent être considérées comme de  bonnes source de zinc, car les apports journaliers recommandés (AJR) sont de 0.6 à 3 mg/j chez un nourrisson/enfant (ces variations dépendent du type de régime alimentaire associé), de 4 à 12 mg/j pour un adolescent et de 3 à 8 mg/j  chez l’adulte (WHO, 2004).

 

La spiruline peut toutefois très facilement  être enrichie en zinc (Cogne, 2002). On trouve actuellement sur le marché européen une spiruline titrant 6 mg de zinc par gramme (Biorigin, 2006), Suivant la réelle biodisponibilité de ce zinc, 1 gramme d’une telle spiruline pourrait couvrir l’essentiel des besoins quotidiens en zinc d’un enfant, voire même d’un adulte.

 

La biodisponibilité du zinc de la spiruline n’a pas encore fait l’objet de publications scientifiques, mais on peut raisonnablement s’attendre à de très bons résultats au vu de la biodisponibilité prouvée du  fer et du magnésium de la spiruline. Là encore, l’absence de facteurs anti-nutritionnels classiques (phytates, polyphénols, etc.) dans la spiruline, jointe à son excellent pouvoir de chélation réversible des cations laisse supposer une haute biodisponibilité du zinc.

 

Antenna Technologies développe, à l’intention des producteurs de spiruline des pays où sévit la malnutrition, un protocole simple pour enrichir la spiruline en zinc d’une manière fiable et contrôlée. Un test clinique portant sur des enfants carencés en zinc a comparé l’effet du sulfate de zinc à celui d’une spiruline enrichie en zinc. Les résultats de cette étude chinoise semblent indiquer une nette supériorité de la spiruline enrichie en zinc (Yonghuan, 1994).

 

 

 

6.3. Magnésium 

 

Les régions aux sols pauvres en magnésium sont courantes et  provoquent chez les populations qui les habitent, des syndromes de carences incluant des troubles cardio-vasculaires et nerveux. La carence en magnésium est très fréquente chez les enfants en malnutrition grave, car ceux-ci n’absorbent souvent que des bouillies de céréales qui sont pauvres en magnésium (Briend, 1998). Les bonnes sources de magnésium alimentaire sont les produits animaux, les fruits et les légumes, ainsi que certaines eaux minérales. Les farines complètes sont riches en magnésium, mais celui-ci est peu absorbable du fait de la présence de phytates.

 

La spiruline peut être considérée comme une excellente source alimentaire de magnésium : elle en est naturellement riche, entre autre par sa teneur en chlorophylle, et ce magnésium a été démontré biodisponible pour l’homme (Planes, 2002). Il faut souligner que la carence en magnésium tend aussi à entraîner  une carence en potassium, ce dernier n’étant alors plus absorbé par l’organisme. La spiruline qui est à la fois riche en magnésium et en potassium semble, là encore, parfaitement indiquée dans les formules de renutrition.

 

6.4. Sélénium  

 

Le sélénium est un micro-élément essentiel qui intervient dans la protection contre les espèces oxygénées réactives. Il semble impliqué dans l’élimination des acides gras peroxydés et, en association avec la vitamine E, dans la destruction des radicaux libres. Les doses quotidiennes  recommandées pour l’adulte sont de 50 ug (micro-grammes) mais on considère généralement que la  limite supérieure de sécurité se situe vers 400 micro-grammes. Une toxicité chronique (sélénose) apparaît systématiquement vers 5000 micro-grammes/jour. Plusieurs études démontrent la possibilité d’enrichir la spiruline en sélénium, par addition de sélénite de sodium au milieu de culture (Chen T, 2005; Li, 2003).

 

Des essai de supplémentation menés sur des rats artificiellement carencés en sélénium ont aboutit à la conclusion que la spiruline enrichie en cet élément était une excellente source de sélénium (Cases, 1999).  La biodisponibilité du sélénium de la spiruline est élevée, quoique moindre que celle du sélénite de sodium (Cases 2001). Il est toutefois possible d’extraire de la spiruline enrichie en sélénium une fraction présentant une bioassimilabilité égale ou supérieure à celle du sélénite de sodium (Cases, 2002). 

 

6.5.  Iode

 

La carence en iode provoque chez l’enfant de  graves et irréversibles troubles du développement. Le risque de carence en iode concerne environ un milliard (!) de personnes sur notre planète; c’est la première cause de maladie mentale évitable (Hetzel, 1997).

 

Les apports quotidiens recommandés en iode sont de 50 micro-grammes pour les enfants de moins d’un an, environ 100 micro-grammes entre 1 et 10 ans, puis environ 130 micro-grammes. Ces apports recommandés s’élèvent à 175 micro-grammes pour la femme enceinte et 200 micro-grammes pendant l’allaitement (Hetzel, 1997).

 

On trouve des données indiquant la possibilité d’obtenir par sélection/adaptation des souches de spiruline capables de fixer de l’iode (Mazo, 2004; Singh, 1994). Ces travaux manquent toutefois de clarté et les teneurs en iode annoncées semblent sujettes à caution. Comme les sels d’iode sont chers et que la spiruline ne semble pas, en conditions normales, concentrer activement cet élément, il est à craindre que l’enrichissement des milieux de culture n’aboutisse à un fort gaspillage.

 

L’une des publications citée (Singh, 1994) propose, pour obtenir la fixation de l’iode, un enrichissement simultané en cobalt : non-seulement le cobalt lui-même n’est  pas un micro-élément indispensable chez l’humain (car ce dernier ne peut synthétiser lui-même la vitamine B12 qui contient du cobalt), mais en plus les sels de cobalt sont maintenant reconnus cancérigènes (Lison, 2001). 

 

Du fait de l’importance de l’iode, il serait hautement souhaitable de continuer les recherches sur la possibilité d’enrichir la spiruline en cet élément. En particulier, d’autres états d’oxydation  de l’iode devraient être testés dans les milieux de culture, par exemple l’iode élémentaire (sous forme d’anion I3-), les iodates et les periodates.

 

L’ajout d’iode à la spiruline après récolte nous ramènerait par ailleurs aux problématiques de la « fortification » des aliments, avec entre autres les difficultés  liées au contrôle de qualité du produit final (et donc à sa sécurité).

 

 

6.6. Autres minéraux

 

Tout comme le zinc a mis longtemps à apparaître dans toute son importance en matière de lutte contre la malnutrition, gageons qu’une série d’autres micro-nutriments arriverons à leur tour sous les feux de l’actualité… Le cuivre, par exemple, semble bien devoir être absorbé en quantité proportionnelle aux apports de zinc, sous peine de troubles cardiaques (Sandstead, 1995). 

 

L’utilisation de spiruline comme véritable échangeur d’ions dans divers travaux portant sur la dépollution laisse penser que la plupart des éléments capables de former des cations (et plus encore des polycations) pourraient faire, si nécessaire, l’objet d’enrichissement dans la spiruline (Vannela, 2006).

 

L’arrivée sur le marché de « super-spirulines » enrichies en fer, en zinc, en magnésium ou en sélénium montre bien le potentiel de cette démarche : s’y ajouteront certainement des spirulines enrichies en cuivre, en chrome, en manganèse… ou en une véritable palette de micro-éléments.  Du point de vue de la lutte contre la malnutrition dans les pays en développement, cette perspective est à double tranchant.

 

D’une part, il est hautement souhaitable que les teneurs  en fer et en zinc (et peut-être en iode et en  cuivre) puissent être optimisées dans les spirulines produites localement, mais d’autre part, il pourrait s’avérer dangereux de promouvoir l’ajout de certains éléments. 

 

Le sélénium présente un risque particulier : tous ses sels sont d’une manipulation dangereuse et, contrairement au zinc ou au cuivre, par exemple, de fortes surdoses dans une culture de spiruline n’aboutissent pas à la mort de la spiruline : celle-ci pourrait alors présenter des niveaux de  sélénium potentiellement dangereux. De même, le chrome pourrait facilement atteindre des concentrations toxiques en cas d’erreur de dosage ou d’état d’oxydation (le chrome6+  est cancérigène, alors que le chrome3+  est beaucoup moins toxique).  

 

Calcium, phosphore et magnésium sont présents dans la spiruline en quantités comparables à celles trouvées dans le lait.

 

Les quantités relatives de ces éléments sont équilibrées ce qui exclut le risque de décalcification par excès de phosphore.  Une haute teneur en potassium est également  à souligner car dans le cadre des pays industrialisés, bien des nutritionnistes s’élèvent contre les trop faibles rapports potassium/sodium de la grande majorité des aliments disponibles.

 

 

Source:

Extrait du dossier PDF de  J. Falquet et  J.-P. Hurni: (AspNutr Nov 2006)

Antenna Technologies

 

 

 

 

 

La Chlorella et l’élimination des métaux lourds

 La Chlorella

 et l’élimination des métaux lourds

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Dossier issu d’une conférence donnée le 31 octobre 2001 à Zurich par le Dr Klinghardt, directeur d’une clinique spécialisée dans le traitement de la douleur à Santa Fe, pionnier dans les traitements nutritionnels des effets dévastateurs des métaux lourds, ainsi que par le Dr Patricia Kane (USA), spécialiste de la nutrition et des maladies neurologiques graves, en particulier des enfants autistes. Ensemble, ces deux chercheurs livrent leur grande expérience et leurs résultats spectaculaires par la méthode de désintoxication avec l’aide de la Chlorella.

Extrait de l’article paru dans la revue « Soignez-vous!® » de septembre 2002 (numéro 26)

L’incontournable poison collectif

 

Les métaux lourds, tels que le mercure, sont maintenant cachés partout. Il faut révéler que des maladies telles que des infections virales, des mycoses, la tuberculose, le cancer, la sclérose en plaques, les maladies auto-immunes, les dérèglements de la glande thyroïde, certains maux de tête, certaines allergies, certains problèmes dermatologiques, pieds et mains froids (symptôme important), suées nocturnes, candidoses, herpès et mononucléose, sont dus à la présence de mercure. Particulièrement dans le cas des candidoses, le système immunitaire conduit le corps à produire des microchampignons ayant pour fonction de se lier au mercure. Le corps se débrouille mieux avec ces microchampignons qu’avec des dépôts intra ou extracellulaires.

Il existe deux sources principales de pollution au mercure :

1) les plombages

2) la mère

Le corps de la mère utilise le fœtus comme « poubelle » pour se débarrasser de ses propres métaux lourds. Des quantités importantes de mercure passent du corps de la mère au fœtus.

On trouve aussi beaucoup de mercure dans le lait maternel.

Cet empoisonnement du jeune enfant a pour conséquence une croissance diminuée, un plus petit cerveau, un système immunitaire et un poids corporel réduits.

La plus grande erreur de la médecine est de combattre les infections sans se soucier d’éliminer les métaux. Par ailleurs, l’accumulation de neuro-toxiques dans le corps provoque un effet de synergie destructive. On peut prendre l’analogie d’un chat dans un magasin de porcelaine : sa présence ne comporte que peu de danger. Il en est de même pour un chien. Mais s’ils sont mis ensemble dans ce magasin, cela peut entraîner un désastre. Récemment, dans une émission télévisée américaine de Scott Mayer, il a été dit que le sang de tous les sujets contient actuellement plus de 70 produits chimiques.

Voici une grande découverte :

Lorsque le mercure est évacué du corps, les autres toxines s’échappent d’elles-mêmes. Par contre, tant que le mercure est présent, les autres toxines doivent être éliminées une par une.

Stopper le cycle infernal

Les neuro-toxines soit chimiques, soit métalliques, sont filtrées en permanence par le foie et transportées dans l’intestin par la bile. Mais celui-ci les réabsorbe, créant un cycle sans fin, générateur de maladies chroniques. Si l’on peut rompre ce cycle par un capteur à neuro-toxines, on peut asister à une guérison rapide. Cela est possible avec une algue appelée la Chlorella.

Aujourd’hui, la meilleure méthode est de se désintoxiquer en permanence en consommant de la Chlorella (à chaque repas), car il est devenu impossible de se soustraire à la pollution générale.

En cas de maladie chronique sérieuse, les doses sont de 5 à 6 g, 4 fois par jour pendant 6 semaines. Au bout de ces 6 semaines, la quantité de substances neuro-toxiques circulantes est réduite de 90%. On observe des améliorations dans un temps plus court lorsque les doses sont plus importantes.

Nota : Si l’on possède des amalgames dentaires conventionnels, il convient de les faire enlever au plus tôt, mais progressivement, chez un dentiste équipé et conscient des dangers du mercure.

A savoir que 50% du mercure est absorbé par le cerveau.

Ceux et celles qui ne veulent pas prendre en compte le fait que la plupart des aliments actuels sont des vecteurs neuro-toxiques cumulatifs, devront choisir entre la sclérose en plaques, le cancer du sein et autres. Les végétariens n’échappent pas au système.

Un nettoyage permanent est donc devenu indispensable pour garder la santé.

De même, qu’il se produit une synergie entre les méthodes efficaces de traitement. Aussi, l’efficacité de la Chlorella est très améliorée par l’adjonction d’ail des ours, et encore améliorée avec la coriandre.

Le mercure sort alors par la peau, la respiration, les selles et les urines.

L’importance des acides gras.

Il est possible de réparer le système nerveux par une simple consommation d’acides gras.

Actuellement, les maladies neurologiques sont statistiquement en grande augmentation. Les neuro-toxines sont les principales responsables de la sclérose en plaques, du Parkinson et de toutes les altérations de la fonction cérébrale.

Nous savons maintenant que l’autisme est lié aux bactéries intestinales résultant des lésions du système immunitaire provoquées par les vaccins et les métaux lourds.

Le traitement de l’autisme consiste simplement à sortir les métaux lourds et rajouter des acides gras. C’est une illusion de croire que l’on peut drainer des vaccins uniquement avec l’homéopathie – car les dommages des vaccins atteignent les enzymes et les acides gras du corps. Il faut donc agir sur les métabolismes et réparer les enzymes un par un.

Pour cela, on doit sortir le cuivre, le plomb, le mercure et les métaux lourds de l’organisme. Là seulement, les enzymes affaiblis peuvent réassimiler les graisses indispensables au système nerveux.

Dans les maladies infantiles en général, la recette est la suivante :

6 g de Chlorella 4 fois par jour. C’est une dose forte qui représente 24 comprimés 4 fois par jour.

 Cela supprime les neuro-toxines circulantes. La flore intestinale se renormalise et tous les germes anaérobies disparaissent de l’intestin.

On peut soigner l’autisme, l’épilepsie, les retards d’apprentissage chez les petits enfants avec une thérapie simple :

6 g de Chlorella 4 fois par jour + ail des ours 5 gouttes de teinture mère.

Les réactions au traitement de désintoxication

Avant, on traitait la syphilis avec du mercure. En enlevant le mercure, certaines bactéries se redéveloppent. C’est pour cela que pendant la désintoxication, des infections apparaissent. C’est un problème qui a fait reculer beaucoup de patients. Il y a une phase où toutes les maladies chroniques ressortent. Il n’y pas de désintoxication des métaux lourds sans apparition d’infections. La maladie dont on est atteint semble s’aggraver. On a des courbbatures, des maux de tête,…et on sait à ce moment qu’on évacue vraiment les métaux lourds.

L’étape suivante, c’est le traitement des infections. Il n’y a plus de difficultés car, en l’absence de métaux toxiques, les maladies répondent très facilement aux thérapies classiques, alors qu’en leur présence, les traitements ne marchent pas.

L’intoxication au plomb

En 1997, une étude a été faite sur les squelettes humains morts depuis 400 ou 500 ans et aussi sur d’autres morts depuis 10 ans. Il apparaît que le taux de plomb dans nos os est actuellement 500 à 1000 fois plus élevé qu’il y a 500 ans. Ceci explique tous les problèmes de développement neurologique des enfants, les flambées de leucémie, de lymphome, d’anémie et de désordre du sang.

À partir de ces données, le Dr Kane a pu traiter des patients atteints de lymphome avec uniquement des injections de DMPS pour chélater le plomb.

Le DMPS est un chélateur crée en URSS pour soigner les mineurs intoxiqués par les métaux lourds. Lors de la catastrophe de Tchernobyl, les patients reçurent du DMPS à raison de deux injections hebdomadaires. Les personnes ainsi traitées ont eu la chance d’éviter une dégénérescence de la moelle épinière. Le DMPS a en effet la propriété d’évacuer rapidement plusieurs sortes de métaux.

 Ce produit appelé EDTA en Allemagne, est réservé au corps médical.

Depuis, pour éviter le plomb dans l’essence, on l’a remplacé par de nouveaux produits qui sont carrément cancérigènes. Ainsi, on a pu voir aux USA la courbe des cancers augmenter suite à la suppression du plomb dans l’essence.

La fragilité de l’organe Cerveau

Les Dr. Klinghardt et Kane ont travaillé sur de multiples patients atteints de SEP, de Parkinson, d’épilepsie, d’Alzheimer… avec des résultats considérables. Leur recommandation de base est que, dans tous les cas, il faut absolument protéger le cerveau car il est très vulnérable.

Le cerveau est composé de 60% de lipides et d’acides gras. C’est un organe essentiellement graisseux. Les neurones sont protégés par de la myéline. Or, le mercure est soluble dans la graisse. D’où l’extrême vulnérabilité de cet organe.

Est-il possible de réparer les dégâts ? Oui, même dans le cas de maladies très sérieuses – et beaucoup de médecins travaillent maintenant aux Etats-Unis selon les méthodes du Dr Klinghardt.

Comment agit le mercure ?

Depuis des années, les mitochondries génératrices de l’énergie cellulaire font l’objet de tous les efforts dans la recherche en biologie.

Pas de chance, ce n’est pas là que s’effectuent les opérations de désintoxication, mais dans le peroxyzome que les graisses sont brûlées. De longues chaînes d’acides gras s’y forment lorsqu’il y a une intoxication au mercure, et ces chaînes ne peuvent plus être détruites. Au contraire, elles s’allongent de plus en plus et s’agglutinent à l’intérieur du peroxyzome qui, du coup, ne peut plus faire son travail de désintoxication.

Par ailleurs, on a récemment découvert l’existence de microtubules qui servent aux échanges internes dans le cerveau. Lorsque celui-ci est intoxiqué au mercure, les microtubules sont détruits. De nombreux travaux confirment maintenant que le mercure détruit le GTP, enzyme qui fabrique les microtubules…

Les cellules, privées d’échanges, sont rapidement paralysées.

Le mercure détruit aussi les protéines en se fixant sur celles-ci. Les dommages sont identiques à ceux que l’on retrouvent sur les protéines d’un cerveau Alzheimer.

À noter que le taux de mercure dans un Alzheimer est 4 fois plus élevé et pourtant tout le monde se précipite sur le facteur aluminium.

Le traitement de fond : la Chlorella

La quantité recommandée en moyenne est de 3 à 5 comprimés par jour pendant les repas.

Certains patients ne le supportent pas, pour une raison simple : des petites quantités de Chlorella mobilisent plus de mercure qu’elle ne peut en évacuer. Cela signifie que, lorsque l’on prend de la Chlorella en petites quantités, on agite le mercure dans tout le corps. C’est pourquoi il est recommandé d’ingérer environ tous les 10 jours, une dose de 40 à 50 comprimés.

Nous avons constaté que les personnes qui ne supportent pas 3 à 4 comprimés, se sentent extrêmement bien si elles en prennent 60. En fait, 60 comprimés évacuent davantage de mercure qu’ils n’en mobilisent.

La règle est simple : si quelqu’un ne supporte pas la Chlorella, on lui en donne davantage.

Pour enlever les amalgames

Si on en enlève 4 ou 5 le même jour, il est conseillé au patient d’avaler 20 comprimés juste avant la consultation.

Quand les amalgames sont enlevés, et avant de poser les nouvelles obturations, faire un bain de bouche d’une dizaine de minute avec de la Chlorella diluée dans l’eau.

Ensuite, recracher ce liquide et bien se rincer la bouche.

Lorsque le patient sort de chez son dentiste, il devrait prendre 20 comprimés de Chlorella.

Il fera de même encore le soir de l’intervention et le lendemain matin.

Cette façon de faire est formidable car nous n’assistons plus à l’effondrement du patient comme c’était souvent le cas.

Suite:

La Chlorella et l’élimination des métaux lourds

(Partie 2)

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La Chlorella sur le net

La Chlorella en comprimé se vend sur beaucoup de site mais cela c’est assez onéreux;

J’ai parcouru le net à la recheche de la Chlorella ; j’ai trouvé la boite de 200 gellule à 310mg de principe actif à 10euros, la moins onéreuse, mais la qualité n’est certainement pzs aux rendez-vous.

Soit 300mg x 200 gellule= 60g.

C’est à dire 600g pour 100 euros. Soit 200 euros  le kg.

J’ai trouvé un site Americain qui vendait le Kg à 84$ soit environ 64 euros, je leur ai envoyé un mail pour savoir si cette chlorella était sans métaux lourds et si ils avaient le certificat d’analyse, mais aucune réponse pour l’instant.

Pour ma part j’envisage d’acheter la Chlorella de bonne qualité et sans métaux lourds au Kg.

Un internaute nous indique le site  algofit.fr  à 180 euros le Kg avec certificat d’analyse.

Un article sur les produits qui permettent la chéllation (la capture) et l’élimination des métaux lourd est en cours, j’ai déja commandé le Xénosulf°(c) produit d’un labo français (non distribué par les pharmacie, il existe aussi dans une catégorie plus médicale  le DMSA.

Green Seeker

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Prenez Soins de Vous et comme dirait Hipocrate:

« QUE TA NOURRITURE SOIT TON MEDICAMENT »

(Green Seeker)

Les métaux lourds et leurs effets sur la santé

Les métaux lourds et leurs effets sur la santé

(Partie 1)

 

 

 

 

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source image: photo-libre.fr

 

Cette conférence a eu lieu à l’école polytechnique de Zürich, le 14 mai 1998

Le Dr méd. Dietrich  Klinghardt de Seattle est directeur d’une clinique spécialisée dans le traitement de la douleur à Santa Fe. Il travaille également dans un cabinet spécialisé dans les maladies neurologiques graves. Il a ainsi découvert les effets dévastateurs des métaux lourds. Il est l’un des pionniers dans le traitement des maladies dues à ces métaux.

Il a profité des découvertes géniales du professeur méd. Y. Omura de New
York.

Il nous propose aujourd’hui un traitement de désintoxication étonnamment simple, à l’aide des trois substances naturelles que sont la Chlorella, l’ail des ours et la coriandre. Ces trois substances, combinées à une acupressure de la main, servent à améliorer l’efficacité des
médicaments chélateurs. La mise en application de ce traitement l’a conduit à des succès percutants.

 La conférence parlera donc des métaux lourds et de leurs effets sur la santé.  Le mercure vient en première position parmi ces métaux. La part de l’argent, qui est un des constituants de l’amalgame, joue un rôle important, j’en parlerai plus tard. Les métaux lourds ont toujours joué un rôle important dans le développement de l’humanité. Nous avons presque tous étudié à l’école comment les premiers hommes ont appris à couler le bronze pour en faire des armes qui étaient plus rigides que celles des adversaires. Les premiers peuples à maîtriser la coulée du bronze ont été les premiers à gagner la guerre.

Ces peuples victorieux se sont dispersés dans le monde et ont transmis leur savoir. Les autres peuples ont été exterminés. Puis arriva l’époque des Romains. Ces derniers apprirent à travailler le plomb. Dans les cercles aristocratiques romains, il était noble de boire dans des tasses de plomb. Bien sûr ces personnes sont tombées malades. Les Romains n’étaient pas décadents de nature, ils étaient simplement empoisonnés par le plomb de génération en génération. Plus tard un changement radical est survenu lorsque le peuple des Huns envahit l’Europe. Les Huns venaient de Mongolie. Ils avaient développé une méthode pour couler le fer. Les armes des Huns avaient des pointes en fer qui traversaient sans peine les uniformes des Romains, d’où leur avantage.

Ainsi les Huns conquirent une grande partie de l’Europe en quelques années. Ils massacrèrent un  tiers des habitants de ce continent. Durant les deux siècles passés, on a fouillé la terre un peu partout. On en a extrait des métaux, dont le mercure, qui sinon seraient restés enfouis. Cependant,  le mercure est aussi apparu en surface par le volcanisme. La nature est souvent morte dans l’environnement immédiat des volcans. Certains oiseaux, vivant dans ces contrées, ne peuvent pas gagner de combats contre d’autres oiseaux, de la même espèce, venant d’ailleurs.

 Au début du siècle passé, des Français découvrirent qu’il était possible de créer des alliages contenant du mercure. Ils découvrirent un alliage qui se travaille à température ambiante, et durcit à température ambiante. Ainsi naquirent les premiers plombages. Un nouveau problème apparut : l’empoisonnement des gens, empoisonnement dû aux méta lourds utilisés en dentisterie. Il est intéressant de savoir qu’aux Etats-Unis, déjà vers 1830 eurent lieu les premières polémiques au sujet des amalgames. Cette façon de faire fut introduite aux Etats-Unis par des hommes d’affaires européens. Un groupe de médecins dentistes américains se forma. Ils étudièrent, sur leurs patients, les conséquences de l’utilisation des amalgames. Ils en déduisirent que cela représentait un danger pour la santé.

Les patients, en effet, pouvaient être atteints de maladies touchant le système nerveux. Chaque dentiste ayant utilisé de l’amalgame perdit sa licence. Vers 1850, les dentistes ayant perdu leur licence se regroupèrent et formèrent une association : l’American Dental Association. Cette association existe encore aujourd’hui et elle représente le seul groupe organisé chez les dentistes américains. Les dentistes membres de cette association menèrent une guerre sans fin contre ceux qui leur avaient enlevé leur licence.

En fait, il ne s’agissait pas d’arguments scientifiques, mais uniquement de puissance politique. L’utilisation de l’amalgame s’est développée en raison de son bas prix. Certains dentistes travaillèrent avec le ciment et l’or. Le ciment ne tenait pas longtemps l’or était cher. Notons au passage que les obturations en or actuelles ne sont pas différentes de celles qu’on posait il y a 150 ans. Elles étaient posées avec la même dextérité qu’aujourd’hui. Cependant le commun des mortels désirait des obturations bon marché. En fait, pour les dentistes de l’American Dental Association, ce fut une victoire
politique, mais pas scientifique.

Le problème des amalgames est apparu réellement au grand jour il y a 12 à 15 ans avec l’apparition d’une littérature scientifique massive affirmant que l’utilisation de l’amalgame est nuisible, et ce pas seulement chez les patients sensibles. Les gens ici présents savent tous que l’amalgame est nocif. Qui d’entre vous doit être convaincu que l’amalgame est nuisible ?

(Une personne lève la main dans la salle)

Je ne sais pas quelles sont vos connaissances dans ce domaine, mais je vais vous présenter la littérature mondiale des dix à douze dernières années. D’abord qu’est-ce qu’un amalgame. C’est un alliage composé de 50 % de mercure, 30 % d’argent, 9 % d’étain, 6 % de cuivre et un peu de zinc, selon la fabrication. Il est à noter que l’argent est aussi nocif que le mercure car il est plus responsable de maladies auto-immunes que le mercure.
Le premier mythe fut que le mercure était fortement fixé dans l’alliage formé par l’amalgame; il ne pouvait donc s’en séparer. Un de mes amis a été le premier à utiliser un détecteur de vapeurs de mercure.

Il a mesuré les émanations sortant de la bouche des patients porteurs d’amalgames.

J’ai moi-même procédé à ces mesures et le résultat, chez mon premier patient, dépassait de 480 fois la valeur admise par les normes de l’industrie.

 Chaque fois qu’il mâchait,  il inhalait 480 fois plus de vapeurs nocives que la norme industrielle américaine ne le permet. Remarquons que, même s’il respirait par le nez, il inhalait une dose non négligeable de vapeurs nocives.

Cela m’a stupéfait. Je me suis dit qu’avec une valeur si haute, les effets sur la santé ne pouvaient pas être négligeables. J’ai cherché un maximum d’articles sur le sujet dans la littérature existante. J’ai été étonné d’en trouver autant.

(Le conférencier se déplace vers une table)

Si je mets un peu de mercure ici, sur cette table, que vais-je trouver dans une semaine ?

Plus rien, le mercure se sera évaporé à température ambiante. Les vapeurs sont inodores mais pas inoffensives, car elles n’ont rien perdu de leur toxicité.

Chez mes patients chroniquement malades, j’ai pu mesurer une émanation de mercure plus forte que chez d’autres patients.

Les patients qui ont enlevé leurs amalgames depuis bien longtemps exhalent encore des vapeurs de mercure. J’ai pu constater cela et je tiens à préciser qu’il n’y avait pas d’amalgames dans le cabinet où j’ai effectué ces mesures.

C’était la première fois que je constatais une relation entre maladies chroniques et empoisonnement à l’amalgame. Ce fut le début de longues recherches.

Je vais à présent vous donner un aperçu de ce que l’on trouve à ce sujet dans la littérature parue ces dernières années.

(Le conférencier utilise un rétroprojecteur)

Voici une liste, publiée par un chercheur de Floride. Il a rassemblé un maximum d’articles et a mis en évidence tous les symptômes de maladie chronique directement liés aux empoisonnements au mercure.

Tous les métaux sont neurotoxiques. L’effet premier de ces métaux est donc d’endommager le système nerveux. Par exemple les insecticides et les pesticides sont des substances cancérigènes de premier ordre, elles ont un effet dévastateur sur les gènes, alors qu’au départ ce ne sont pas des neurotoxiques.

Lors d’autopsies faites sur des défunts morts du cancer, on a pu trouver une quantité trop élevée de mercure au coeur des tumeurs, comparativement aux quantités mesurées dans le reste du corps. Nous soupçonnons le fait que bien des tumeurs s’organisent autour d’un dépôt de métaux lourds. Ils sont cofacteurs de développement de tumeurs. Il existe quelques articles dans la littérature spécialisée qui vont dans ce sens.

 

Maintenant nous allons énumérer les effets des métaux lourds sur le système nerveux central.

 

Leurs symptômes sont :

 

– irritabilité

– peur

– nervosité

– inquiétude

– instabilité émotionnelle

– perte de confiance

– timidité (symptôme principal chez les adolescents)

– indécision

– perte de la mémoire immédiate

– toutes les sortes d’insomnies

– dépression

 

Passons aux symptômes neurologiques :

 

Fourmillement des mains

 

– Sentiment de brûlure constante avec endormissement des membres inférieurs (Symptôme caractéristique des perturbations dues au mercure)

 – léger tremblement des mains

 

Les trois symptômes ci-dessus nous indiquent que l’état du malade va bientôt s’aggraver.

 

Dans la région de la tête :

 

– Saignement des gencives

– Gencives qui se retirent mettant l’os du maxillaire à nu

– Dents qui bougent

– Mauvaise haleine

– Sentiment de brûlure sur les lèvres, la langue et le visage

– Abcès buccaux

– Vertiges

– Sifflement dans les oreilles

– Troubles de l’audition

– Difficultés oculaires (baisse de la vision des contrastes et des couleurs dues à des dépôts de métaux lourds dans le cervelet)

  

Dans le secteur digestif :

 

– Allergies alimentaires, particulièrement aux oeufs et au lait

– coliques

  

Les symptômes cardiaques :

 

–  Arythmie (due aux dépôts de métaux lourds dans les nerfs commandant l’activité cardiaque)

 

–  Problèmes de pression (à ce sujet une étude à long terme effectuée sur 10’000 patients démontre qu’après six mois de traitement au DMPS, c’est un chélateur, les problèmes de pression avaient disparu et que le taux de cholestérol s’était normalisé).

(L’orateur passe à la suite de son document)

Il faut relever que des maladies telles que des infections virales, des mycoses, la tuberculose, le cancer, la sclérose en plaques, les maladies auto-immunes, les dérèglements de la glande thyroïde, certains maux de tête, certaines allergies, certains problèmes dermatologiques, pieds et mains froids (symptôme important), suées nocturnes, sont dues à la présence de mercure.

D’autre part, on peut citer les maladies provoquant des douleurs chroniques telles que migraines, douleurs dorsales, aux épaules, au visage, lumbago, sciatique (il faut cependant dire que toutes ces maladies ne sont pas obligatoirement dues au mercure).

La différence entre des douleurs subites, qui peuvent durer six semaines mais finissent par s’arrêter, et des douleurs persistantes qui durent plus de six mois voire six ans, est la présence de métaux lourds dans le système nerveux.

J’ai essayé de publier cette vérité, malheureusement sans trouver personne qui soit d’accord de le faire.

Il s’agit d’un sujet brûlant.

Trop de gens gagnent bien leur vie en vendant des  « drogues » qu’il faut prendre à vie. Les anti-douleurs et les médicaments anti-rhumatismaux sont également à prendre à vie. Cependant le traitement de désintoxication des métaux lourds ne dure que de six mois à deux ans. Ainsi peu de gens auraient encore la possibilité de bien gagner leur vie dans la vente des médicaments.

Remarquons qu’il y a un fort déséquilibre entre la mise à disposition des moyens financiers pour la recherche clinique des anti-douleurs en général d’une part, et pour la recherche clinique de la désintoxication des métaux lourds d’autre part.

Nous avons aussi les maladies rénales chroniques, la fatigue générale, le manque d’appétit, les problèmes d’obésité ou au contraire de perte de poids (autant l’une que l’autre), l’hypoglycémie pour n’en citer que les principales.

 

(Le conférencier change de document)

Le livre le plus important au monde traitant du sujet qui nous intéresse est, sans conteste, celui-ci : 

« Mercury and its effects on environnement and biology »

écrit par A. Et H.Ziegel de Bâle.

 

Les deux auteurs sont des scientifiques, ils ne sont pas dentistes. Dans le domaine scientifique, on compte plus de 9000 publications par mois. Elles sont classées selon leur degré de qualité par l’OMS entre autre. Dans les 1000 premières, on ne trouve aucune parution liée à la dentisterie. Par contre, parmi les 20 premières, on en trouve parlant du mercure. Tout ce que l’on peut trouver d’écrit, publié par des associations de dentistes, affirme que les amalgames ne sont pas dangereux.

Ces écrits n’ont pas de valeur clinique mais sont des affirmations professorales. Il y a deux méthodes scientifiques de procéder :

La première étudie le comportement de deux groupes, un groupe témoin et un groupe testant le médicament. On en tire des conclusions.

La seconde, appliquée seulement encore en Europe, consiste en un congrès d’experts qui aboutissent à une conclusion.  (Le conférencier plaisante) : d’après une conclusion d’experts, d’après ma conclusion, les amalgames ne sont pas dangereux car ils sont utilisés depuis 160 ans et l’humanité existe toujours.

Il n’existe aucune publication mondiale démontrant que les amalgames ne sont pas dangereux. J’ai fait des recherches coûteuses et je n’en ai trouvé aucune allant dans ce sens. Il n’y a que des opinions d’experts affirmant que les amalgames sont sans danger.

Plus de 10’000 publications scientifiques démontrent que les amalgames sont très nuisibles, et ceci pas seulement pour des gens sensibles. Nous sommes en présence de deux camps. Le premier est constitué par ce qu’on pourrait appeler la science. Le deuxième par la médecine traditionnelle ainsi que la médecine dentaire. Le deuxième camp s’est développé parallèlement à la science, utilisant cependant certaines conclusions de cette dernière.

La médecine traditionnelle et la médecine dentaire ne se sont pas adaptées à ces découvertes scientifiques. Il y a toujours un décalage de 40 – 60 ans entre les découvertes scientifiques et leur application, à moins qu’il n’y ait la possibilité de gagner de l’argent. C’est la triste vérité ; je ne suis pas venu ici en tant que politicien, mais pour la bonne compréhension des gens ne faisant pas partie du monde scientifique, il était important d’en dire un mot.

 

A suivre…

Article lié au sujet:

 

Désintoxication des Metaux lourds: le mercure, le plomb, le cadmium, l’aluminium, le césium…